C'est la base du pouvoir pseudo-écologiste : la désinformation. En induisant la population en erreur, les pseudo-écologistes gagnent une emprise dessus et peuvent en extraire de la valeur. Présenter une vision excessivement alarmiste des dangers liés à l'énergie nucléaire est par exemple un des moyens pour mobiliser des militants et générer des dons.
Ces désinformations touchent surtout plusieurs thèmes. Les principaux sont clairement l'agriculture et le nucléaire. Ensuite, vous avez l'électrosensiblité, avec un dénigrement du Linky, le numérique, avec une exagération du bilan carbone des solutions informatiques, et la mobilité, avec de la désinformation sur la voiture électrique ou contre le train Lyon-Turin.
L'agriculture
La désinformation contre l'agriculture dénigre principalement l'utilisation de pesticides, les OGM et les engrais. Au contraire, elle idéalise l'agriculture bio, les petites exploitations et tout ce qu'on pourrait qualifier d'agricultures alternatives, comme la biodynamie.
Globalement, elle promeut le narratif du "modèle industriel" qui serait une sorte de conspiration malsaine promue par l'industrie des intrants pour cacher la vertu des modèles traditionnels de culture.
Cette désinformation fait le lien avec l'écosystème Fakemeds, qui, relevant que certaines entreprises importantes produisent à la fois des produits phytosanitaires et des médicaments, prétendent "ils nous rendent malades pour nous vendre des médicaments".
Le nucléaire
La désinformation sur le nucléaire exagèrent massivement les risques de sûreté posés par le nucléaire (accidents et déchets notamment) et vont mentir sur le fonctionnement général pour le dénigrer. Par exemple, en le faisant passer pour une "énergie coloniale".
En face les énergies renouvelables sont idéalisées et leurs failles, notamment l'intermittence, minimisées.
On retrouve également l'idée d'une conspiration pour favoriser le développement du nucléaire, face à ces énergies renouvelables qui seraient si performantes.
Entre dénigrement et idéalisation
Précisons qu'il s'agit ici de parler de désinformation, soit de communications ayant pour objet de dénigrer ou d'idéaliser de manière déraisonnable un élément.
Il y a par exemple des critiques visant les pesticides et engrais qui sont parfaitement valides et validées (d'où la réglementation stricte qui s'applique à eux). Néanmoins, celles des pseudo-écologistes sont délirantes. Il s'agit bien ici de parler d'éléments déraisonnables.
Il y a des éléments transversaux qui me semblent trop différents de ces thèmes (qui sont en fait des ensembles de discours) pour être mis sur le même plan :
- des éléments transversaux qui ne sont pas spécifiques à la pseudo-écologie et qui vont inclure le reste, comme l'agribashing ou l'antinucléarisme (qui inclut le rejet du nucléaire militaire). Je ne parle pas de "thèmes" pour les décrire, car ils dépassent le seul discours. Ils ont une matérialité, contextualité temporelle et spatiale, plus forte. J'ai préféré en parler avec les courants proches de la pseudo-écologie.
- des ensembles, qui vont avoir une empreinte transversale, comme la glorification de la pureté. Je ne parle pas de "thème" à ce propos, parce qu'il s'agit plus d'un principe moteur.