Eric Coquerel, député LFI

Éric Coquerel est un homme politique français, député de la première circonscription de la Seine-Saint-Denis depuis 2017. Membre de La France insoumise, il préside depuis 2022 la commission des Finances de l'Assemblée nationale. Son parcours politique s'inscrit dans la tradition de l'extrême gauche française.

Parcours

Né le 30 décembre 1958 à Courbevoie, dans la région parisienne, Éric Coquerel grandit en banlieue parisienne. Dès son adolescence, il s'engage dans l'action politique, participant à des manifestations contre la loi Debré en 1973, à l'âge de 14 ans. Il s'identifie d'abord à l'anarchisme avant de se rapprocher des mouvements trotskistes.

En 1983, il rejoint la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), dont il est membre pendant quinze ans. Il échoue à son premier baccalauréat en 1977 mais l'obtient en candidat libre en 1983. Il poursuit ensuite des études d'histoire à l'université Paris-Diderot, préparant le CAPES qu'il n'obtient pas. Il quitte la LCR en 1998 lors de son rapprochement avec Lutte ouvrière, préférant une orientation plus républicaine.

Entre 2003 et 2008, il occupe diverses responsabilités dans les formations de gauche antilibérale, notamment au Mouvement républicain et citoyen avant de s'investir dans la fondation du Parti de gauche en 2008. De 2014 à 2021, il en devient coordinateur, une fonction importante au sein du mouvement.

En 2012, il est candidat aux élections législatives dans la Corrèze comme « conseiller spécial » de Jean-Luc Mélenchon, mais il est battu dès le premier tour. Aux élections législatives de 2017, il est élu député de la première circonscription de la Seine-Saint-Denis, mandat qu'il conserve en 2022 et en 2024 avec une large majorité. En juin 2022, il est élu président de la commission des Finances, poste clé de l'Assemblée nationale, fonction qu'il conserve après les élections de 2024.

Poursuites pénales

Plainte pour harcèlement et agression sexuelle (2022-2024)

Sophie Tissier, une ancienne figure des Gilets jaunes, a porté plainte le 4 juillet 2022 au commissariat de Vanves contre Éric Coquerel pour harcèlement sexuel et agression sexuelle. La militante a relaté un comportement « outrancier, offensant, harcelant » lors d'une soirée remontant au 23 août 2014, lors des universités d'été du Parti de gauche à Grenoble.

Une enquête a été ouverte le 13 juillet 2022 pour harcèlement et agression sexuelle par le parquet de Paris. Selon Tissier, Coquerel aurait eu des gestes déplacés, des mains baladeuses, un regard salace, et lui aurait adressé des SMS insistants lui proposant de le rejoindre à son hôtel. Éric Coquerel a nié les faits, reconnaissant seulement un « flirt ». Le 20 février 2023, le parquet de Paris a annoncé le classement sans suite de l'affaire pour infraction insuffisamment caractérisée.

En juin 2024, Sophie Tissier a déposé une nouvelle plainte avec constitution de partie civile pour agression et harcèlement sexuels, espérant obtenir la désignation d'un juge d'instruction et une enquête approfondie. Selon une enquête menée par des journalistes de Mediapart, Éric Coquerel aurait la réputation d'avoir la main baladeuse en soirée depuis l'époque du Parti de gauche.

Plainte pour violences contre un policier (2023)

Le 20 mars 2023, lors d'une manifestation contre la réforme des retraites au dépôt Véolia d'Aubervilliers, un policier a déposé plainte contre Éric Coquerel pour l'avoir frappé au visage. Selon la plainte consultée par les médias, le brigadier de police rapporte que Coquerel avait ses poings fermés à hauteur de son visage et lui a porté un coup avec le dos de son poing fermé au niveau de la pommette gauche.

Le parquet de Bobigny a ouvert une enquête pour violence volontaire sur personne dépositaire de l'autorité publique. Éric Coquerel a dénié formellement cette accusation, assurant que la charge policière avait généré une forte bousculade au cours de laquelle il avait failli tomber à plusieurs reprises. Aucune information publique ne permet de connaître l'issue de cette enquête.