Stéphane Foucart and neonicotinoids
Une étude est très souvent citée dans la presse et particulièrement par Stéphane Foucart, qui y fait référence dans 17 de ses 71 articles sur les NNI jusque 2021 :
« Hallmann CA, Sorg M, Jongejans E, Siepel H, Hofland N, Schwan H, et coll. (2017) More than 75 percent decline over 27 years in total flying insect biomass in protected areas. PLoS ONE 12(10): e0185809. »
Nous allons voir que la présentation et l’utilisation qu’il en fait sont loin d’être irréprochables. Les chiffres entre parenthèse font référence aux articles de SF.
Alors qu’elle ne porte que sur quelques zones protégées allemandes, le journaliste va généraliser et tenter d’étendre sa portée à toutes les zones protégées allemandes(36) (37), à « l’Allemagne » (43) (51) et même à « l’Europe » (39) (41) (45), parfois en l’affirmant au conditionnel.(37) (39) (51) (53) (54)
De plus, les zones étudiées passent de « [représentatives des zones protégées de basse altitude d’Europe occidentale incluses dans des paysages dominés par l’action humaine] » à « représentatives de la plupart des paysages d’Europe occidentale dominés par les activités humaines. »(48) (53) (54)
Enfin, alors que l’étude évoque simplement la possibilité que ce déclin soit causé en partie par « l’intensification des pratiques agricoles », le journaliste fait dire aux auteurs, directement (36) (56) (44) ou implicitement (54) que la cause la plus probable serait le développement du recours aux pesticides et, surtout, aux NNI. Il va même dire une parfaite contre-vérité, ce qui est assez rare :
« Le seul paramètre que les chercheurs n’ont pas pu contrôler est la nature et l’évolution des techniques de protection des cultures (c’est-à-dire les pesticides) dans les exploitations entourant ces zones protégées. » (56)
Ainsi, alors que cette étude a un intérêt scientifique très discutable, Stéphane Foucart la présente implicitement comme définissant un consensus clair, désinforme sur sa portée et induit en erreur sur les conclusions des auteurs relativement à la causalité du phénomène observé. Le sujet mérite d’être approfondi, nous allons donc étudier en détail cette imposture.
L’étude elle-même
Une équipe de chercheurs a utilisé des « pièges Malaise » entre 1989 et 2014 sur 63 localisations dans des zones protégées allemandes « [représentatives des zones protégées de basse altitude d’Europe occidentale incluses dans des paysages dominés par l’action humaine]1 » sur différentes durées.
La plupart, 37, des localisations n’ont été étudiées qu’une année, 20 localisations sur deux ans, 5 sur trois ans et 1 sur quatre ans.
Ils observeraient un déclin de 76,7 % dans la biomasse aérienne d’insectes sur la période étudiée. Ce déclin serait « très similaire pour toutes les localisations ayant été échantillonnées plus d’une fois ».
Les auteurs étudient d’autres variables pour tenter d’identifier quelle pourrait être la cause de ce déclin. Pour prendre en compte le changement climatique, les auteurs ont ajouté les moyennes de température, de précipitations et de force du vent, renseignées par 169 stations climatiques localisées dans les 100 km des pièges.
Il aurait également pris en compte l’utilisation des terres dans un rayon de 200 m des pièges :
Ils auraient en effet observé que « [l’usage des sols dans un rayon de 200 m prédisait mieux la biomasse d’insectes que celui dans un rayon de 500 et 1 000 m, ce qui est similaire à ce qui a été observé par d’autres travaux pour les abeilles sauvages.] »
Enfin, ils auraient pris en compte les changements liés à l’habitat des insectes (herbes, buissons et arbres) et les indicateurs d’Ellenberg (azote, pH, lumière, température, humidité) dans les 50 m des pièges aux mêmes saisons que la collection d’échantillons.
Ils observent qu’aucune variable ne permet d’expliquer la chute observée.
Selon les auteurs, cela monterait que le paysage et le changement climatique ne pourraient pas expliquer ce déclin majeur de la biomasse. Le fait que ce dernier s’étende sur toutes les durées étudiées, indépendamment du type d’habitat ou de la configuration du paysage, suggérerait que des facteurs à grande échelle seraient impliqués.
Les auteurs n’envisagent que deux éléments de cette échelle. D’abord des variables climatiques n’ont pas été prises en compte, comme les sécheresses prolongées ou le manque de lumière. Ils estiment que l’intensification des pratiques agricoles « ([par exemple l’usage de pesticide, le labour toute l’année, utilisation de fertilisant et fréquence des mesures agronomiques]) » « [pourrait être une cause plausible] ».
En effet, les réserves dans lesquelles les pièges ont été placés seraient presque toutes (94%) entourées de champs agricoles. Une partie de l’explication pourrait donc être que les champs adjacents drainent une partie des populations d’insectes. Enfin, ils rappellent que l’intensification de l’agriculture a été associée avec un déclin global de la biodiversité des plantes, insectes, oiseaux et autres espèces du paysage actuel.
Une portée discutable
Les résultats de cette étude semblent peu signifiants, la principale raison étant que les échantillons n’ont pas été prélevés aux mêmes endroits. Du coup on ne peut pas voir la progression sur la durée, à part en 2014, l’année où on dirait qu’ils ont fait le bilan. Pourtant, la progression est présentée comme linéaire …
Walter Krämer, professeur de statistique allemand, avait notamment déclaré à Die Welt :
« L’échantillonnage a été fait en deçà du sérieux scientifique habituel. Ce sont des emplacements aléatoires qui ont été changés encore et encore. Les données sont donc de mauvaise qualité et non généralisables. D’un point de vue statistique, il y a eu beaucoup de choses qui ont été faites de manière sub-optimale. »2
C’est d’autant plus problématique que l’étude a un problème que soulève un commentaire sous l’article Plos One3, repris par Philippe Stoop sur le site EuropeanScientist.com4 et qui apparaît clairement à n’importe qui regardant les données produites par Hallman et coll..
On voit bien une rupture entre 2006 et 2007. On voit également que le premier point, 1989, semble être une anomalie : le poids d’insectes capturés diminue d’environ 40 % l’année suivante, et la médiane de cette période se situe vers ce niveau …
Reprenons le graphique produit en rajoutant simplement une barre rouge pour montrer le clivage entre les deux périodes. Le problème est visuellement évident.
On ne voit pas de tendance claire autre qu’une stagnation à gauche et à droite de la barre.5 En somme, les auteurs se basent sur des données de mauvaise qualité, observent qu’ils ne trouvent pas de cause à leur évolution et en déduisent que la seule possibilité est que l’agriculture soit responsable … Cela me semble scientifiquement un peu léger.
On peut aussi se demander pourquoi les changements agricoles, que les auteurs présentent comme « la seule variable » qui pourrait expliquer la chute observée, ne sont pas contrôlés. Est-ce que cela ne devrait pas être une hypothèse à tester ? De plus, cela ne semble pas très difficile : il aurait suffit de définir les pratiques les plus problématiques, étudier leur pénétration au fil du temps dans les exploitations alentour (Entrevues ? Données du ministère ?) et comparer avec l’évolution des populations d’insectes.
Le changement d'affectation des sols est aussi drastique, les terres arables à 200m ayant diminué de 33% entre le début et la fin des échantillonages. On retrouve le problème méthodologique central : ils n'ont pas pris des emplacement fixes, mais les ont changé au petit bonheur la chance.
Pour finir, notons que ces chercheurs ont observé une baisse de la biomasse des insectes capturés de 75 % entre 1989 et … 1991. Soit avant l’introduction des NNI en Europe …
Une interprétation discutable
Le journaliste fait référence à cette étude à 17 reprises. De sa première citation, le 29 mai 2017 au dernier article étudié (26 mars 2021), il y a eu 42 articles. Il l’a donc cité dans plus d’1 article sur 3 sur cette période … L’auteur accorde souvent à l’étude une portée qu’elle n’a pas. Prenons l’article du 18 octobre 2017 (35), dédié à l’étude.
Il prétend que l’étude imputerait le déclin observé à l’intensification de l’agriculture. Si c’est clairement insinué par les chercheurs (ce qui laisse douter de leur intégrité), ils ne l’affirment pas.
« Le facteur majeur permettant d’expliquer un effondrement aussi rapide, avancent les auteurs, est l’intensification des pratiques agricoles (recours accru aux pesticides, aux engrais de synthèse, etc.). » (35)
L’auteur écrit également :
« Parmi les « nouvelles méthodes de protection des cultures », le traitement par enrobage des semences, grâce aux fameux insecticides néonicotinoïdes, est le principal suspect. » (35)
Or, Hallman et coll. (2017) ne mentionnent même pas ce terme … Stéphane Foucart tente, à travers Dave Goulson, de généraliser :
« Formellement, les mesures publiées ne concernent que l’Allemagne. « Mais la France ou le Royaume-Uni ont des systèmes agricoles très semblables et qui utilisent les mêmes intrants qu’en Allemagne, explique Dave Goulson (université du Sussex, Royaume-Uni), coauteur de ces travaux. On ne peut pas l’affirmer, mais je dirais donc qu’il y a une bonne “chance” pour que l’Allemagne soit représentative d’une situation bien plus large. Si c’est effectivement le cas, alors nous sommes face à une catastrophe écologique imminente. » »
S’il s’agit bien de l’un des coauteurs de l’étude, il ne s’agit pas d’une conclusion qu’on peut en tirer : il ne fait que donner son opinion.
Le journaliste prétend ainsi justifier la portée qu’il donnait en début d’article à l’étude :
« En moins de trois décennies, les populations d’insectes ont probablement chuté de près de 80 % en Europe. » (35)
Des références souvent incorrectes
Le journaliste présente cette étude de manière très variable. Voici ses mentions après l’article (35) :
- « depuis 1989, les aires protégées allemandes ont perdu environ 80 % de leurs populations d’insectes volants. Un chiffre qui reflète très probablement la situation dans le reste de l’Europe. La cause la plus plausible identifiée par les chercheurs étant l’intensification du recours aux pesticides, dont les néonicotinoïdes utilisés en enrobage de semences. » (36)
- « Des travaux publiés fin octobre ont pour la première fois quantifié le désastre des pratiques de l’agriculture conventionnelle sur la biodiversité. En trente ans, près de 80 % des insectes volants ont disparu des zones naturelles protégées d’Allemagne et tout indique que ce constat est valable ailleurs en Europe. » (37)
- « Et dans ce monde merveilleux, 75 % à 80 % des insectes volants n’ont pas disparu d’Europe en moins de trois décennies – comme le suggère, pour le monde réel, une étude publiée en octobre dernier. » (39)
- « L’une des dernières en date a été publiée en octobre 2017 dans la revue PloS One. Elle relève un effondrement rapide de l’ensemble des populations d’insectes en Europe, avec, comme principal suspect, l’intensification de l’agriculture, et notamment son appétit pour les traitements insecticides à base de néonics. Au total, selon ces travaux conduits en Allemagne, 75 % à 80 % de la biomasse d’insectes volants ont disparu en moins de trente ans. » (41)
- « selon leurs travaux, publiés en octobre dans la revue PloS One, le nombre d’insectes volants a décliné de 75 % à 80 % sur le territoire allemand. » (43)
- « les populations d’insectes volants pourraient avoir diminué, en Europe, de près de 80 % au cours des trois dernières décennies, selon une étude allemande publiée en octobre 2017. » (45)
- « Pour la SNPN, l’urgence tient en un chiffre : « De récentes recherches en Allemagne, ajoute la société savante, ont démontré un effondrement de la biomasse totale des insectes volants, de près de 80 % en trois décennies. » » (46)
- « Une étude publiée en octobre 2017 dans la revue PLoS One indique en effet que la quantité d’insectes volants a chuté de plus de 75 % entre 1989 et 2016, dans une soixantaine de zones rurales d’Allemagne, représentatives de la plupart des paysages d’Europe occidentale dominés par les activités humaines. Avec, parmi les principaux suspects, les « nouvelles technologies de protection des plantes », selon les chercheurs. » (48)
- « Une récente étude allemande indique que, au cours des vingt-sept dernières années, la biomasse d’insectes volants s’est réduite de plus de 75 % outre-Rhin et vraisemblablement dans l’ensemble des paysages européens dominés par les activités humaines – ce que chacun peut d’ailleurs constater à l’angoissante et immuable propreté de nos pare-brise. » (51)
- « Étude réalisée sur 63 zones protégées allemandes. Le déclin de la biomasse d’insectes ailés mesuré en Allemagne reflète plausiblement celui qui touche l’ensemble des zones de basse altitude d’Europe occidentale dominées par des activités humaines. » (53) (54)
- « la biomasse d’insectes volants a chuté de plus de 75 % entre 1989 et 2016 dans une soixantaine de zones protégées d’Allemagne. […] Ce déclin abrupt de l’abondance d’insectes dans les campagnes européennes coïncide avec l’introduction des nouvelles générations de pesticides systémiques – néonicotinoïdes et fipronil – utilisés de manière préventive en enrobage de semences, sur des millions d’hectares de grandes cultures. » (54)
- « Selon une étude, publiée en octobre 2017 dans la revue PloS One, la biomasse d’insectes volants a chuté de plus de 75 % entre 1989 et 2016 dans une soixantaine de zones protégées d’Allemagne. […] Des travaux publiés en octobre 2017, menés à partir des données de 63 zones protégées allemandes surveillées pendant vingt-sept ans montrent un déclin de l’ensemble de la biomasse d’insectes volants de 75 %. […] Le seul paramètre que les chercheurs n’ont pas pu contrôler est la nature et l’évolution des techniques de protection des cultures (c’est-à-dire les pesticides) dans les exploitations entourant ces zones protégées. » (56)
- « Des travaux publiés en octobre 2017, menés à partir des données de 63 zones protégées allemandes surveillées pendant 27 ans montre un déclin de l’ensemble de la biomasse d’insectes volants de 75 %. » (57)
Ainsi vous voyez plusieurs malfaçons :
- La représentativité : les zones étudiées passent de « [représentatives des zones protégées de basse altitude d’Europe occidentale incluses dans des paysages dominés par l’action humaine] » à « représentatives de la plupart des paysages d’Europe occidentale dominés par les activités humaines. » (48) (53) (54) La mention « zone protégée » disparaît souvent.
- L’étendue : on passe de 63 zones protégées en Allemagne à « les aires protégées allemandes » (36) (37), « l’Allemagne » (43) (51) ou « l’Europe » (39) (41) (45). Il va utiliser le conditionnel pour dire que cela s’étend sur toute l’Europe (« Un chiffre qui reflète très probablement la situation dans le reste de l’Europe. » (36) ; « comme le suggère » l’étude (39), « tout indique que ce constat est valable ailleurs en Europe » (37) …). (51) (53) (54)
- La cause : on passe de « l’intensification des pratiques agricoles sont une cause plausible » à « La cause la plus plausible identifiée par les chercheurs étant l’intensification du recours aux pesticides, dont les néonicotinoïdes utilisés en enrobage de semences » (36) ou encore « les pesticides » (56). L’imposture la plus radicale est notamment la mention de l’article (54) : « Ce déclin abrupt de l’abondance d’insectes dans les campagnes européennes coïncide avec l’introduction des nouvelles générations de pesticides systémiques – néonicotinoïdes et fipronil – utilisés de manière préventive en enrobage de semences, sur des millions d’hectares de grandes cultures. » Cela ne ressort ni de l’étude, ni même des données.
L’auteur détourne donc extensivement le sens de l’étude. En somme, vous avez une étude scientifiquement très « limite »6 qui est exploitée de manière abusive par Stéphane Foucart. Mais ce n’est pas fini …
Un détournement scandaleux
L’interprétation que nous livre le journaliste dans l’article (44)7 explicite un peu tous les détournements qu’il fait de cette étude.
« « Nous montrons que ce déclin est manifeste quel que soit le type d’habitat et que les changements des conditions météorologiques [températures, précipitations et vitesse du vent], l’utilisation des terres et les caractéristiques de l’habitat ne peuvent expliquer ce déclin global », concluent ainsi les chercheurs. Les auteurs n’ayant pas eu accès dans les régions étudiées aux changements d’utilisation de produits phytosanitaires par les agriculteurs, ils n’ont pu corréler le déclin observé aux pesticides. »
Il laisse à l’imagination du lecteur les raisons pour lesquelles les auteurs n’ont pas eu cet accès. Il sous-entend évidemment que ces données auraient été refusées par le ministère ou n’existeraient pas (ce qui me semble douteux). Or, il ne ressort pas de l’étude qu’ils aient cherché à l’obtenir. Ils affirment simplement ne pas avoir pu contrôler la variable « intensification de l’agriculture ».
« Mais leur travail permet d’écarter les principales causes possibles sans lien avec l’agriculture. Les changements de pratique de celle-ci sont donc les causes les plus plausibles car, écrivent-ils, « l’intensification de l’agriculture, incluant la disparition des marges et les nouvelles méthodes de protection des cultures [c’est-à-dire l’enrobage des semences par les nouvelles générations d’insecticides systémiques] est associée à un déclin global de la diversité des plantes, des insectes, des oiseaux et d’autres espèces communes ». »
L’étude, comme nous l’avons déjà montré, n’affirme pas que l’agriculture est en cause, ni que c’est « la cause la plus plausible », mais « pourrait » être « une cause plausible ».
Notez qu’ici le journaliste explicite l’effet d'apposition utilisé par Hallman et coll.. En effet, ces derniers ne précisent pas ce « car ». Plus largement, il affirme ce que l’étude insinue. On voit ainsi de la main de Stéphane Foucart lui-même le pouvoir de l’insinuation à se transformer, au fil des personnes qui reprennent le discours, en une affirmation. Ici, vous avez le dernier glissement : comment passer de « intensification de l’agriculture » (qui incluait, rappelons-le, « [par exemple l’usage de pesticide, le labour toute l’année, utilisation de fertilisant et fréquence des mesures agronomiques]8 ») à « les NNI » ? Ceci, alors même que l’étude ne mentionne même pas les NNI.
« Les auteurs de ces travaux ont d’ailleurs peu de doutes sur l’implication des néonicotinoïdes dans le déclin de la biodiversité en général. « Il faut adopter des restrictions internationales sur l’utilisation des néonicotinoïdes sans attendre et empêcher leur remplacement par des produits tout aussi dangereux », écrivent ainsi des chercheurs ayant participé à cette publication, dans une tribune publiée dans Le Monde. »
Cette affirmation est simplement fausse. La mention « Les auteurs » s’interprète ainsi comme « tous les auteurs », alors que seulement 2, Dave Goulson et Hans de Kroon, sur 12 ont participé à ladite tribune9. Elle induit également en erreur, laissant entendre que cela découlerait de l’étude, alors que ce n’est qu’une simple opinion. Mais le journaliste a atteint son objectif : il a vendu l’idée que cette étude prouverait au-delà de tout doute raisonnable la dangerosité des NNI.
1 « in Germany, representative of Western European low-altitude nature protection areas embedded in a human-dominated landscape »
2 Traduction de Seppi : https://seppi.over-blog.com/2018/04/ces-droles-d-oiseaux-du-cnrs-du-mnhn-et-du-monde-planete-episode-vi.html
3 [lien]
4 [lien]
5 On voit néanmoins plusieurs soucis avec la présentation graphique : utiliser des couleurs différentes présume un lien entre l’avant et l’après, effet que renforce la ligne de régression et, surtout, l’utilisation d’une échelle non proportionnelle, sans qu’on en perçoive l’utilité. C’est d’autant plus étrange que certains points sont en dehors de l’échelle (fig.2B)… On voit mal quelle autre justification possible qu'une intention d'induire en erreur le lecteur.
6 Façon polie de dire qu’elle ne démontre rien et est basiquement inexploitable.
7 Seppi a également fait un commentaire de cet article, mettant en évidence d’autres points : https://seppi.over-blog.com/2018/04/ces-droles-d-oiseaux-du-cnrs-du-mnhn-et-du-monde-planete-episode-vi.html
8 « e.g. pesticide usage, year-round tillage, increased use of fertilizers and frequency of agronomic measures »
9 [lien]