Brigitte Gothière, fondatrice et directrice de L214
Avec la crise de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) beaucoup de monde demandait sur Twitter où étaient les antispécistes. En effet, la maladie est extrêmement pénible pour les animaux. On se disait donc que les discours tenant à la laisser se diffuser, au motif que le taux de mortalité est faible, auraient dû les indigner.
Visiblement pas, car Brigitte Gothière, dirigeante de l'antispéciste L214, s'est en fait adossé à la critique de la "gestion du gouvernement" pour essayer de récupérer l'affaire.
Une tentative de s'adosser à la polémique
Elle dénonce la 'gestion de la DNC' et la qualifie de 'spéciste' : "La gestion de la DNC est un scandale. Une maladie traitée de façon spéciste : on ne soigne pas, on tue les malades et les cas contacts pour préserver les exportations."
Puis elle y adosse son propre discours : "pourquoi l'abattage préventif contre la DNC choque-t-il plus que l'abattage quotidien ? Pourquoi les crises comme celle-ci ne permettent-elles pas de rendre visible le spécisme ?"
En d'autres termes, elle qui milite pour la fin de l'élevage s'adosse à la critique inarticulée de la gestion de la DNC pour dire qu'il faudrait arrêter l'élevage.
Psychologisation du spécisme
Ensuite elle va psychologiser le spécisme, proposant des "biais cognitifs" qui peuvet expliquer que les gens ne fassent pas le lien.
Je ne détaille pas, cela n'a pas d'intérêt.
Une illustration d'un débat hystérique
Ce message illustre clairement la dimension complètement hystérique du débat sur la DNC. En effet, L214 appartient très précisément à l'écosystème qui fait souffrir les éleveurs. Mieux, financé par un miliardaire américain, cette association incarne le spectre mondialiste capitaliste favorable à la viande de synthèse diabolisé par les discours de la Coordination rurale.
Il s'inscrit dans la stratégie de brouillage de carte de la gauche, qui a justement investit le débat en faisant semblant d'être du côté des agriculteurs.