Le 9 janvier 2025, la Confédération paysanne a lancé une action "escargot" (= ils ralentissent la circulation) en protestation à l'arrestation de 2 de ses cadres dans le cadre des manifestations à propos du Mercosur et de la DNC.
Elle a été rejoint par plusieurs groupes: la CGT Paris, de Union Syndicale Solidaires, Cancer Colère, le collectif « Agro en lutte » (étudiants d’AgroParisTech) et ... les Soulèvements de la terre. Manon Meunier, député LFI, y était également.
Commentons rapidement.
Inversion victimaire, une stratégie militante classique
Le fait de diaboliser l'arrestation de militants est une stratégie récurrente des activistes. C'est une inversion victimaire : peu importe ce qu'il a fait, rien ne pourrait justifier l'arrestation et ce serait, en fait, lui la victime. On l'a vu récemment aussi avec l'arrestation de cadres de la Coordination rurale.
C'est aussi un aspect important de l'économie du militantisme : cela permet de diminuer le risque de participer à l'action. Parfois, cela permet même de bénéficier d'une protection qui va au-delà, comme cela a été le cas pour le député Quattenens, rapidement réhabilité par ses alliés après son affaire de violences conjugales.
Inversion victimaire: l'une des armes de la pseudo-écologie
La subordination du droit à la pseudo-écologie
La déresponsabilisation : une des récompenses du militantisme
La présence des soulèvements de la terre : brouiller les cartes
Ici, le plus intéressant est la présence des Soulèvements de la terre (et dans une moindre mesure Manon Meunier, député LFI). En effet ce collectif s'est connaître pour ses actions contre des installations agricoles. C'est une sorte de milice dédiée à mettre en acte (violent) la désinformation pseudo-écologiste.
La stratégie ici est celle du brouillage de cartes. En profitant de la confusion créée notamment par la Coordination rurale, les pseudo-écologistes tentent de se présenter comme les alliés des agriculteurs.