Le modèle agricole industriel ses lobbies: la désinformation pseudo-écologiste
Sandrine Rousseau s'est fait remarquer en le 21 juillet 2025, lors du débat sur la loi Duplomb, en disant qu'elle n'avait "rien à péter" de la rentabilité des agriculteurs."
Elle précise dans une autre vidéo ce qu'elle prétend avoir voulu dire.
Décryptons.
Vidéo et transcription
- Alors il y a des agriculteurs qui pour un autre argument. Cette loi c'est nécessité selon eux pour leur rentabilité. Qu'est-ce que vous ... - Mais j'en ai rien à péter de leur rentabilité et puis je pense qu'en fait c'est pas le sujet quoi. La rentabilité de l'agriculture par des produits chimiques au détriment des sols de la biodiversité de notre santé. C'est pas de la rentabilité en fait c'est de l'argent sale.
- Je dis aux agriculteurs : vous êtes victimes d'un système d'agrobuiseness besoin de pouvoir vendre votre production. Il y a un système d'agrobusiness qui est darwiniste, darwiniste. Ce que veut Arnaud Rousseau, c'est la fermeture des petites fermes, c'est la rentabilité. Et tous ceux qui ne seront pas rentables, eh bien ils seront laissés sur le carreau.
— La majorité des fermes en France sont de taille familiale, hein.
- Et elles sont en train de fermer : 27 fermes par jour. 27 fermes ferment par jour. Et aujourd'hui, on est dans une situation où, depuis 30 ans, le revenu des agriculteurs a diminué de 40 %, alors même que les revenus de l'agro-industrie ont progressé de près de 70. Enfin, on est dans un monde... dans un monde de fous.
Oui pour le revenu des agriculteurs, oui pour la protection des agriculteurs, non pour l'agrobusiness. Et ça, je tiendrai cette ligne quoi qu'il arrive. Et donc la rentabilité, qui est le leitmotiv de l'agrobusiness, je dis : je n'en ai rien à péter. Parce que je préfère largement la santé des Français et des Françaises, et je préfère largement la protection des petits agriculteurs et des agriculteurs qui respectent et les sols, et l'eau, et leurs bêtes quand ils sont éleveurs. Je le dis.
Un discours classique : les agriculteurs sous emprise
Le discours de Sandrine Rousseau est en fait classique : l'agrobuisness écraserait les gentils agriculteurs. Il y a même toute une histoire autour : ce serait les coopératives qui, en poussant les agriculteurs à choisir des variétés à fort potentiel, leur vendraient plein de pesticides et d'engrais, qui appauvriraient le sol et forceraient le pauvre agriculteur à acheter encore plus d'intrants l'année suivante.
On retrouve aussi la taille de la ferme comme un aspect déterminant. Les économies d'échelle seraient des choses "sales" selon le dogme, les fermes devraient donc être maintenues à petite taille.
C'est l'idée que l'agriculture n'est pas une activité économique, mais un sacerdoce, dont les pratiques doivent être dictées par les politiciens.
L'agriculture en pseudo-écologie : une activité pas vraiment économique
L'idéalisation des petites fermes par la pseudo-écologie
Une maladresse révélatrice
Néanmoins, la question posée par la journaliste révèle la réalité : en réalité les agriculteurs font partie de "l'agrobuisness" vilipendé. Ceux qu'ils défendent, ce sont les "paysans", les "bons" agriculteurs, ceux qui suivent le plus leurs préceptes.
Bien sûr c'est une catégorie mouvante. Par exemple ils luttent contre le glyphosate, qui favorise pourtant le non travail du sol, ils pourront vous empêcher d'irriguer, même si vous êtes un maraîcher bio.
La question n'est pas si vous êtes réellement conformess à leur dogme, mais s'ils ont intérêt ou non à vous écraser.
Ce narratif n'est qu'une fable pour obtenir du pouvoir
En pratique, ils n'ont réellement rien à faire de la rentabilité des agriculteurs eux-même, petits et grands. Ce qu'ils veulent, c'est mettre l'agriculture sous tutelle, c'est transformer les agriculteurs en bureaucrates condamnés à suivre leurs préceptes.
La pseudo-écologie est un mouvement autoritaire, voire fasciste/totalitaire, qui tend à s'approprier les capacités de production.
Et quand elle se plaint que 27 fermes ferment par jour, d'une part elle désinforme (il y a un problème de reprise) et d'autre part elle déplore de ce qu'elle accomplit : les normes imposées par les pseudo-écologistes participent à dégrader la rentabilité des exploitations, même des petites.
Le « paysan » comme pseudo-alternative
La pseudo-écologie : un mouvement totalitaire ?
Le pompier pyromane : une stratégie perverse de la pseudo-écologie
Une inversion victimaire d'une perversité phénoménale
Cette mécanique est une inversion victimaire d'une perversité phénoménale, évoquant la figure du pervers narcissique : ils prétendent qu'ils sont en fait les alliés de ceux qu'ils agressent. Ils peuvent ensuite inverser le rapport: ce seraient les agriculteurs qui seraient décidément bien méchants de critiquer les écolos.
C'est une méthode de manipulation qui permet d'asservir.