L'agriculture en pseudo-écologie : une activité pas vraiment économique

Les discours pseudo-écologistes tendent à nier que l'agriculture serait une activité économique. C'est le fameux "la rentabilité des agriculteurs, j'men fous" de Sandrine Rousseau.

Ce déni est implicite à de nombreux discours. Il est consistutif de plusieurs discours :

Dénigrement de l'export et du commerce international

L'export est présenté comme une activité illégitime, voire presque "sale", qui ne mériterait aucun égard. Cela a notamment été présent dans les discours de la Confédération Paysanne et de Benoït Biteau à propos de la Dermatose Nodulaire Contagieuse.

S'agissant du rejet du commerce international, c'est plus complexe. En effet, beaucoup d'agriculteurs le rejettent très légitimement au motif que cela les expose à la concurrence de pays qui n'ont pas eu à souffrir des normes pseudo-écologistes. Les pseudo-écologistes quant à eux le rejettent, car cela met en évidence le poids de ces normes sur la production. La première motivation n'est pas pseudo-écologiste, la seconde si.

Dénigrement du "gaspillage alimentaire"

Le système agroalimentaire est critiqué au motif qu'il "gaspillerait" énormément de nourriture. Cette critique n'est pas totalement illégitime (c'est toujours mieux de réduire le gaspillage alimentaire), mais elle est ici utilisée comme prétexte à remettre en question la société ouverte : ce serait un échec du capitalisme. Implicitement : une économie planifiée ferait mieux.

C'est en cela que cette critique est un des éléments de langage de la pseudo-écologie.

Dénigrement de la "spéculation sur l'alimentation"

Ce thème était l'un de ceux de l'antisémitisme français du début du XXe siècle (qui me concerne d'ailleurs pas mal) et on le retrouve peu aujourd'hui. Néanmoins il a resurgi récemment, à la faveur d'une hausse du prix du blé suite à la guerre en Ukraine.