Loi Duplomb : Décision n° 2025-891 DC du 7 août 2025
Rappel des faits
L'épisode précédent : la censure partielle de la loi
La première loi Duplomb avait déclenché un tollé infernal, notamment sur sa proposition d'autoriser une dérogation à l'interdiction de l'acétamipride.
Elle a au final été votée, mais la disposition relative à cette dérogation a été censurée par le Conseil Constitutionnel.
Il lui était notamment reproché d'être trop générale.
Des filières agricoles en difficulté
L'acétamipride, un pesticide non-cancérigène
Une dérive fasciste ? La diabolisation du sénateur Duplomb
Dans les premières réactions à la loi Duplomb, on observe une diabolisation spécifiquement ciblée contre le sénateur, telle qu'on peut questionner la dimension républicaine du projet porté par ses auteurs.
Complotisme dégénéré
Le complotisme, courant en pseudo-écologie, est en général un peu feutré, tentant de prendre les dehors de la raison. Là non. Par exemple, on lit dans un article de Génération écologie "Mais les lobbys du poison des pesticides n’ont pas renoncé. Ils veulent que le Parlement adopte une nouvelle loi Duplomb 2 pour autoriser les néonicotinoïdes"
(1)On ne trouve rien étayant cette alégation de compromision.
Un député du PS, Christophe Clergeau, s'est également illustré avec une insinuation bien lourde, évoquant "Un entêtement au service des pires lobbies" explicitant ensuite "Ce n’est pas une erreur. C’est un acharnement. Au service de qui, exactement ?"
Un autre message continue sur cette piste, ce député inconnu essayant visiblement de se faire un nom grâce à l'infâmie.
Insultes et dénigrement direct
D'autres s'en prennent directement au sénateur.
EELV
Le compte Twitter d'EELV le décrit comme un "forceur", alors que proposer une loi affinée après une censure du Conseil Constitutionnel est la chose la plus ordinaire.
On retrouve au passage leur prétention à incarner "le peuple" : "personne ne veut de son acétamipride" (ce qui sonne d'ailleurs complotiste, vu qu'il n'a aucun intérêt dans l'industrie).
Pire, ils l'accusent directement d'être un empoisonneur.
LFI
La France insoumise n'est évidemment pas en reste sur la question. On a d'abord la qualification de "trumpiste" de la loi, comme si l'exercice le plus ordinaire du travail législatif était intolérable. (3)
Mais c'est Rima Hassan qui obtient la palme en qualifiant le sénateur d'ordure et l'accusant directemeent d'avoir pris des pots de vin des "lobbies de l'agro-industrie" et affirmant que "sa place est en prison". (6)
Reporterre
L'article de Reporterre va présenter la nouvelle loi aussi comme une intolérable transgression :
- "« Du harcèlement législatif à l’état pur », dénonce Tanguy Martin, porte-parole de l’association Terre de liens."
- "Alors, pourquoi le sénateur de Haute-Loire revient-il à la charge ? Faut-il y voir un déni de démocratie ?"
- « Il piétine l’esprit des institutions »
Il présente le texte comme une "manœuvre politicienne"
Notez l'utilité de la citation abusive : Reporterre peut reprendre les pires outrances, tout en gardant sa prétention de neutralité.
Reporterre: un journal dédié à la pseudo-écologie radicale
La citation abusive : une méthode pour neutraliser la contradiction
Le blanchiment de militantisme
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- Génération écologie : "Loi Duplomb 2 : alerte à toutes les citoyennes et tous les citoyens ", 3/02/2026
- EELV : [lien]
- Aurélie Trouvé, LFI : [lien]
- Emmanuel Clévenot, Loi Duplomb 2 : pour réautoriser deux pesticides, le sénateur « piétine les institutions », 4 février 2026
- Christophe Clergeau : [lien] ; [lien]
- Rima Hassan : [lien]