Bonpote, Habets, Reghezza et bassines [28/08/2022]

Publié le 20/11/2025

Par Alexandre

Le 25 aout 2022, Magali Reghezza et Florence Habets, deux scientifiques ayant intégré l'écosystème pseudo-écologiste à la faveur du débat sur les "bassines", ont publié un article approfondi sur Bonpote.

Elles commencent par un rappel sur ce qu'est une sécheresse, qu'elles auront tendance à s'aggraver avec le dérèglement climatique et la réglementation des restrictions d'eau.

Puis, on arrive à la désinformation antibassine.

Maladaptation

On commence avec le risque de "maladaptation" :

"Mais, chercher uniquement à pallier le manque d’eau par des infrastructures nouvelles (prises d’eau, retenues, méga-bassines) et des réponses techniques (forage, pompage, dessalement, etc.), pour maintenir coûte que coûte les usages actuels, a fortiori dans un climat qui change et qui augmente le risque de sécheresses sévères, occulte une partie substantielle du problème, à savoir, justement, la nature des usages qui sont faits de cette eau."

En soit ce n'est pas absurde, néanmoins on ne sait pas de qui elle parle : qui sont ces gens qui souhaitent "maintenir coûte que coûte les usages actuels" et ne recourir qu'à une augmentation de l'offre d'eau ? Il s'agit, en fait, d'un homme de paille, dont la silhouette évoque celle du "technosolutionnisme".

En effet, des solutions sont recherchées pour limiter le besoin en eau et les bassines supposent des engagements écologiques des agriculteurs. De plus, l'augmentation des coûts liés à la bassine devraient en eux-mêmes faire évoluer les pratiques.

De plus, le propos ne vise pas à ajouter aux bassines des pratiques, mais à diaboliser les bassines, qui deviendraient la marque d'une souillure.

C'est une stratégie courante pour fermer les possibles : ils décrivent les limites d'une solution et l'extrapolent pour en faire un repoussoir.

On retrouve aussi la rhétorique de l'addiction, récurrente notamment dans la désinformation agricole :

"les chercheurs utilisent depuis une dizaine d’année la notion de « fix hydrosocial », en référence aux drogues. [...] L’infrastructure nouvellement construite fonctionne ainsi comme une dose de drogue, qui soulage momentanément le système jusqu’au prochain « fix ». Chaque fix retarde la réduction des usages et les transformations systémiques, qui seules peuvent diminuer durablement la vulnérabilité de l’activité ou du territoire."

Cette rhétorique vise aussi à psychologiser leurs opposants, qui deviennent de simples drogués dont il faut prendre soin.

Évaporation

Pseudo-alternatives