CNRS, biodiversité, Hugo Clément et l'Ariège [1/02/2024]

Publié le 20/11/2025

Par Alexandre

La dépêche a titré le 1er février : "Un "simulacre d’investigation" : le CNRS désavoue l’un de ses scientifiques après son passage dans un reportage d’Hugo Clément sur France 5".

Une présentation trompeuse

Le passage litigieux est dans l'émission "Ces animaux envahissent la France : qui les a importés ?", à 24'38" - 34'30. Un extrait ci-contre.

"Elles dévorent tout : les micro-crustacés, des insectes aquatiques ... La conséquence, selon ces chercheurs : c'est que les algues prolifèrent." Selon le chercheur les lacs de montagne sont en train de se dégrader. Le chercheur est présenté sur une minute de manière positive, présentation qui se conclue par un convaincu "Et je me bats pour la biodiversité en montagne."

Les truites seraient libérées adultes par les par la fédération locale pour favoriser la pêche. Ils présentent le fait de voir un camion libérant les truites comme une habile filature. Elles sont effectivement libérées dans le lac. Elle

La question des algues et encore appuyée : "D'après la fédération de pêche, ce n'est pas à cause de la truite arc en ciel qu'il y a tant d'algues dans le lac. C'est pour ça qu'ils continuent à les relâcher. 15 000 cartes de pêche sont vendues chaque année dans l'Ariège. C'est ce qui permet de financer l'élevage et le transport d'une espèce exotique."

La condamnation ferme du CNRS

Stéphane Blanc, directeur de l'Institut écologie et environnement, a désavoué Dirk Schmeller, qualifiant les propos de ce dernier de "regrettables, tant sur le fond que sur la forme", dans une lettre répondant au présent des fédérations de pêche.

Il rectifie plusieurs erreurs de fond :

Le CNRS à géométrie variable

J'applaudis la réaction du CNRS, qui couvre l'ensemble des critiques pouvant être faites et rappelant la coopération entre les différents organismes.

Néanmoins, cette réaction interroge : des chercheurs du CNRS se sont parés de ce statut pour dire des choses plus condamnables. Pourtant, le CNRS ne les a jamais inquiétés. Je pense notamment à Jean-Marc Bonmatin.

Deux hypothèses sont possibles : soit le CNRS change sa politique vis-à-vis des prises de position publiques de ses membres ; soit il s'agit d'un double standard résultat d'aspect politiques.

Le second cas pourrait résulter de deux éléments :

Mais on est dans l'hypothèse sur une hypothèse.