Une chronique du 2 février sur RMC, relayée par le compte Twitter de la chaine, Anaïs Matin, a repris la désinformation anti-pesticides de Générations Futures.
Transcription
"Alors Kevin, ce matin tu nous dis qu'il y a des légumes et des fruits à privilégier pour éviter d'avaler trop de pesticides, c'est ça ?

- Oui, les pesticides et l'agriculture, on le sait, c'est un vaste sujet. Un chiffre, déjà pour vous rappeler l'ampleur du problème. Il y a des traces de pesticides dans plus de 70% des fruits et dans près de la moitié des légumes non bio que vous achetez sur vos étals. Ce sont les chiffres publiés il y a moins d'un an par l'ONG Génération Futur. Et certains pesticides, les plus à risque, ont des effets de perturbateurs endocriniens ou favorisent le développement de cancers, des troubles de la fertilité. Donc si vous voulez en consommer le moins possible, faites attention dès à présent sur les étals. C'est le site UFC Que Choisir qui a répertorié les fruits et légumes les plus contaminés.
- Et lesquels sont à éviter à tout prix Kevin ?
- Alors je suis désolé pour les acteurs de la filière mais évitez le céleri branche. Sa fréquence de contamination dans l'agriculture conventionnelle est de 100%, donc 97% pour les pesticides les plus à risque. C'est d'ailleurs un légume dont les lots sont souvent rappelés dans les supermarchés pour cette raison. Donc le céléri-branche à éviter. Heureusement que ce n'est pas très ragoûtant. En revanche, d'autres légumes plus populaires sont là aussi à risque. Le chou de Bruxelles, qui peut être pas très ragoûtants non plus, mais moi que j'adore ; 92% de fréquence de contamination pour les pesticides les plus à risque ; ou encore l'endive, 72% ; même la carotte, 59% ; la reine aussi la pomme de terre, plus de la moiti des pommes de terre cultivées en agriculture conventionnelle sont contaminées aux pesticides les plus risque.
- C'est fou. Et concernant les fruits lesquels sont les plus contaminés ?
- Les agrumes, les clémentines, les pamplemousses, les oranges, plus de 80 sont contaminés dans l conventionnelle encore une fois. Mais ces fruits, à la peau épaisse, se pèlent et avec eux, une bonne partie des résidus qui partent. Et même les pommes, les poires contaminées respectivement à 64 et 54% selon les données de l'Observatoire des pesticides de l'UFC que choisir.
- Et le problème pour les pommes par exemple, c'est que les pesticides pénètrent en profondeur, donc les éplucher avant de les manger, ça ne sert pas à grand chose.
- En fait ce que tu es en train de me dire la kiwi, c'est que quasiment tous les fruits et légumes de saison sont concernés.
- Oui, mais il y a quand même un fruit que je vous recommande, il n'est pas de saison, c'est le kiwi, 0% de contamination aux pesticides les plus à risque. Et effectivement, ce n'est pas un fruit très local, mais ça reste quand même possible de manger local, pas forcément bio, sans risque d'avaler les pesticides. Avec le chou-fleur, la courge, le potimarron ou la patate douce. Tous ces légumes seulement contaminés dans moins de 5% des cas. Et il y a quand même de quoi faire avec tout ça gratin de chou-fleur, purée de patates douces, velouté de potimarron ...
- lui aussi va nous faire des recettes
- des idées de recettes bonnes pour la santé. Mais le mieux, vous l'aurez compris c'est de se tourner vers le bio le problème, c'est les prix qui peuvent vous décourager bon, ce sera bien, merci en tout cas pour tous ces conseils et ton coup de main conso Kevin est retrouvé en podcast sur l'appli RMC
Blanchiment de désinformation
Le journaliste va donc reprendre en bloc la désinformation de Générations Futures, une des organisations pseudo-écologistes. Il s'agit de la falacie des résidus.
Cet épisode est une illustration de la manière dont la désinformation se diffuse avec l'assistance des grands médias.
Cela permet de créer de l'émotion facilement en se posant comme référence : "écoutez-moi pour vous prémunir de ce terrible danger". En bref, il s'agit d'alimenter son audience à moindres frais.
La chaîne, RMC, n'est pas marquée à gauche, ce qui montre aussi la transversalité politique du pesticide-bashing.