Tondelier, Mélenchon, émeutes de 17 octobre [17-10-2026]

Publié le 20/11/2025

Par Alexandre

Réaction de Marine Tondelier

Les premières réactions de Marines Tondelier à l'ampleur des pillages lors de la manifestation du 17 octobre condamnent les "casseurs", notamment en évoquant l'incendie de la mairie de Limoges.

Néanmoins on note une nuance : elle met sur le même plan la violence provenant de la police et celle des "casseurs".

Ce décalage de la réprobation vers les forces de l'ordre est confirmé par les deux tweets suivants, évoquant "Un dispositif de maintien de l’ordre manifestement débordé, des manifestants gazés sans sommation…" puis un "aveu d'échec d'envisager l'interdiction de la manif du 5 novembre." Elle reproche au gouvernement de ne pas "garantir le droit de manifester, qui est constitutionnel."

Les cas

Réaction de Jean-Luc Mélenchon

En début de journée, malgré déjà des images de pillage, Jean-Luc Mélenchon présente les cortèges comme étant "calme et joyeux partout".

On retrouve le thème complotiste de "l'officialité médiatique" et le thème antiflics d'accusation de causer les débordements.

Ensuite il accuse le préfet de perturber gratuitement les manifestations. L'inversion victimaire commence. Elle continue avec un autre tweet accusant le préfet d'être incompétent.

Puis les accusations sont plus incisives et directes.

Jean-Luc Mélenchon a choisi la stratégie de l'inversion victimaire : c'est le gouvernement qui serait "responsable du chaos". Et les "casseurs" ont par la même blanchis de toute responsabilité. Ils sont simplement exclu du "combat".

Analyse

On peut être étonnés de la répropation apparente de ces politiciens contre les émeutiers.

En effet, ces politiciens attisent ces violences depuis des années.

D'une part à travers l'emploi d'un vocabulaire extrêmement violent, accusant par exemple le gouvernement d'empoisonner la population ou de ne pas être légitime (on se souvient par exemple de la prétention à avoir "gagné" après les législatives 2024).

D'autre part en déresponsabilisant les délinquants, surtout s'ils sont écologistes pour EELV ou "antisionistes" pour LFI, et en diabolisant la réponse pénale.

Néanmoins, quand on prend un peu de recul, c'est évident : leurs messages ne font rien aux casseurs, mais attisent encore la haine antiflics. Ainsi, ils se désolidarisent des émeutiers, tout en continuant de souffler sur les flammes.

Habile, n'est-ce pas ?

Bonus : Sandrine Rousseau

Toujours égale à elle-même, Sandrine Rousseau déclare dans une vidéo, lors de la manifestation : "C'est la police qu'il faut calmer et le gouvernement qu'il faut calmer"