Affaire Pilarski, épilogue : un prétexte pour dénigrer la chasse à courre

Le 16 novembre 2019, Elisa Pilarski, 29 ans et enceinte de six mois, part promener un chien en forêt de Retz, dans l'Aisne. Elle ne rentrera pas. Son corps est retrouvé couvert de morsures. À quelques centaines de mètres, une chasse à courre — le Rallye La Passion — est en train de se dérouler. Son compagnon, Christophe Ellul, pointe du doigt les chiens de la meute. L'affaire explose dans les médias.

Ce qu'il faut alors quelques heures aux militants antichasse pour s'emparer du dossier, il faudra plusieurs années à la justice pour le démêler. Aucun ADN des chiens de chasse sur le corps d'Elisa. Seul Curtis, le pitbull illégalement importé d'Ellul, entraîné au mordant, était en cause.

Mais entre l'accusation initiale et la vérité établie, une campagne s'était déjà déployée — ciblant les veneurs, la chasse à courre, la chasse en général. L'affaire Pilarski était devenue autre chose qu'un drame judiciaire.

Les accusations

Les animalistes

D'autres demandent même que le chien, encore plus dangereux maintenant, soit placé dans un refuge AVA au lieu d'être euthanasié. C'est une caricature de la logique de l'exploitation :

  • Les signataires se sentent bien vis-à-vis d'eux-mêmes, ils ont le sentiment d'avoir fait une bonne action.
  • Le management d'AVA fait un petit "coup de com", ils gagnent de l'exposition ils sont contents.

En échange, ceux qui paient pour ça sont les personnes que le chien pourrait attaquer. Ni les signataires ni le management d'AVA probablement.

Organisations proches

Personnalités politiques

Divers personnalités

Il y a également eu :

le cas Hugo Clément

Accusé de récupération, Hugo Clément dément : "Vous mentez, comme d'habitude. Voici mon seul tweet à l'époque de cette terrible affaire. Purement factuel. Aucune instrumentalisation."

Voici le contenu dudit tweet, du 18 novembre 2019 : "Une femme enceinte tuée par des morsures de chiens alors qu'elle se promenait en forêt dans l'Aisne. L'enquête doit déterminer si elle a - ou non - été victime d'une meute de chiens de chasse. Une chasse à courre avait lieu dans la zone au même moment."

Thomas Drach, lui-même chasseur, dénonce l'imposture, décrivant ce qu'un tweet "purement factuel aurait été" : "Une femme enceinte tuée par des morsures de chien alors qu'elle se promenait en forêt dans l'Aisne. L'enquête doit déterminer le ou les chiens responsable." Hugo clément continue de se défendre ensuite (logique) en prétextant que "un tweet n'est par nature jamais exhaustif".

Néanmoins dans son tweet il désigne clairement les chiens de chasse comme coupable, prétendant que plusieurs chiens auraient mordu ("morsures de chiens") et n'évoquant que la piste de la vènerie. À l'inverse, il cache le fait que la

Il s'agissait donc clairement d'une récupération pour diaboliser la vènerie.