L'exploitation : un aspect central de l'économie pseudo-écologiste
Le 16 novembre 2019, Elisa Pilarski, 29 ans et enceinte de six mois, part promener un chien en forêt de Retz, dans l'Aisne. Elle ne rentrera pas. Son corps est retrouvé couvert de morsures. À quelques centaines de mètres, une chasse à courre — le Rallye La Passion — est en train de se dérouler. Son compagnon, Christophe Ellul, pointe du doigt les chiens de la meute. L'affaire explose dans les médias.
Ce qu'il faut alors quelques heures aux militants antichasse pour s'emparer du dossier, il faudra plusieurs années à la justice pour le démêler. Aucun ADN des chiens de chasse sur le corps d'Elisa. Seul Curtis, le pitbull illégalement importé d'Ellul, entraîné au mordant, était en cause.
Mais entre l'accusation initiale et la vérité établie, une campagne s'était déjà déployée — ciblant les veneurs, la chasse à courre, la chasse en général. L'affaire Pilarski était devenue autre chose qu'un drame judiciaire.
Les accusations
Les animalistes
- Le parti animaliste, 2 septembre 2020, "Nous sommes inquiets de l'opacité autour de l'enquête sur la mort d'Élisa Pilarski. Les résultats génétiques et salivaires sur les chiens de la chasse à courre sont sans cesse repoussés, le juge d'instruction a été muté, etc. En attendant, le chien d'Élisa est isolé en refuge..."
- Fondation Brigitte Bardot
- 19 novembre 2019 : "Nouveaux drames de la chasse ce week-end (dont une femme victime d'une meute de chiens de chasse à courre), et coup de gueule de Brigitte Bardot à @Elisabeth_Borne : 'combien de temps encore les politiques se soumettront à ces 'saigneurs' qui répandent la mort dans nos forêts ?'"
- 19 novembre 2019 : "Après le drame survenu samedi nous pensons également à Curtis, resté auprès du corps d'Elisa après l'attaque de la meute. Par ses hurlements, Curtis a permis de localiser le corps de la victime. Traumatisé lui aussi, il est détenu à la fourrière et nous souhaitons qu'il en sorte."
- 20 février 2020 : "Drame d'Elisa Pilarski (dévorée par une meute de chiens), les prélèvements ADN n'ont toujours pas été analysés... Comment ne pas se poser la question, qui protège la chasse et les chasseurs en France ?"
- 20 février 2020, par Guillaume Prevel, conseiller régional Île-de-France pour le Parti Animaliste, militant écolo-animaliste : "Les prélèvements faits sur les chiens après la mort d'Elisa Pilarski n'ont pas encore été analysés, le coût est jugé trop élevé Quelle indignité!...qui protégez-vous? Cette affaire dérange!...nous voulons la vérité pour Elisa,son bébé et sa famille!"
Je passe les militants. même après qu'il ait été évident que l'animal était coupable, certains s'accrochent à leur haine de la vènerie pour imputer le décès aux chasseurs.
D'autres demandent même que le chien, encore plus dangereux maintenant, soit placé dans un refuge AVA au lieu d'être euthanasié. C'est une caricature de la logique de l'exploitation :
- Les signataires se sentent bien vis-à-vis d'eux-mêmes, ils ont le sentiment d'avoir fait une bonne action.
- Le management d'AVA fait un petit "coup de com", ils gagnent de l'exposition ils sont contents.
En échange, ceux qui paient pour ça sont les personnes que le chien pourrait attaquer. Ni les signataires ni le management d'AVA probablement.
Organisations proches
- 2 novembre 2020, par @30millionsdamis (Fondation 30 Millions d'Amis, grande asso animaliste souvent alignée écolo) : "#AffairePilarski - Près d'1 an après la mort d'#ElisaPilarski trop de zones d'ombre subsistent : des résultats ADN sur des chiens de #chasseàcourre toujours pas connus & un rapport vétérinaire qui condamne #Curtis sans que la justice se soit exprimée.
Personnalités politiques
- Alexis Poulin : "Les prélèvements faits sur les chiens après la mort d'Elisa Pilarski pas encore analysés, le coût jugé trop élevé. Quelle honte. Cette femme enceinte est morte dévorée et rien n’est fait pour identifier les chiens d’une meute de chasse à courre."
Divers personnalités
Il y a également eu :
- Rémi Gaillard, qui trahit au passage quelques relents populistes :
- le 20 novembre 2019, "Bonjour @EmmanuelMacron , Le compagnon d’Elisa, tuée par une meute de chasse, témoigne : 'elle était à découvert, déshabillée entièrement, dévorée de partout'. Elle était pas la banque, elle était pas Total, elle était pas ta femme. Mais pour une fois, putain fais quelque chose !;
- le 21 novembre 2019, "Le compagnon d’Elisa, tuée par une meute de chasse, témoigne : 'elle était à découvert, déshabillée entièrement, dévorée de partout'. Elle était pas la banque, elle était pas Total, elle était pas ta femme. Mais pour une fois, putain fais quelque chose !"
le cas Hugo Clément
Accusé de récupération, Hugo Clément dément : "Vous mentez, comme d'habitude. Voici mon seul tweet à l'époque de cette terrible affaire. Purement factuel. Aucune instrumentalisation."
Voici le contenu dudit tweet, du 18 novembre 2019 : "Une femme enceinte tuée par des morsures de chiens alors qu'elle se promenait en forêt dans l'Aisne. L'enquête doit déterminer si elle a - ou non - été victime d'une meute de chiens de chasse. Une chasse à courre avait lieu dans la zone au même moment."
Thomas Drach, lui-même chasseur, dénonce l'imposture, décrivant ce qu'un tweet "purement factuel aurait été" : "Une femme enceinte tuée par des morsures de chien alors qu'elle se promenait en forêt dans l'Aisne. L'enquête doit déterminer le ou les chiens responsable." Hugo clément continue de se défendre ensuite (logique) en prétextant que "un tweet n'est par nature jamais exhaustif".
Néanmoins dans son tweet il désigne clairement les chiens de chasse comme coupable, prétendant que plusieurs chiens auraient mordu ("morsures de chiens") et n'évoquant que la piste de la vènerie. À l'inverse, il cache le fait que la
Il s'agissait donc clairement d'une récupération pour diaboliser la vènerie.