Manon Meunier, député LFI et ingénieure agronome

Manon Meunier est une femme politique française, députée de la troisième circonscription de la Haute-Vienne depuis 2022. Membre de La France insoumise, elle est issue du milieu de l’écologie politique et se positionne principalement sur les questions agricoles, environnementales et rurales.

Parcours

Née le 30 mars 1996 à Limoges, Manon Meunier grandit en Haute-Vienne dans un milieu modeste. Elle est la fille d’un ambulancier et d’une aide-soignante. Scolarisée au collège de Nexon puis au lycée de Saint-Yrieix-la-Perche, elle s’oriente ensuite vers des études d’ingénierie agronome à l’ENSAIA de Vandœuvre-lès-Nancy.

Engagée très tôt dans le milieu associatif environnemental, elle devient administratrice bénévole d’une association naturaliste. Sur le plan professionnel, elle travaille comme chargée de mission en développement durable pour plusieurs collectivités territoriales, notamment en Charente, et intervient sur des thématiques liées aux circuits courts alimentaires et à la gestion des déchets. Après le début de la pandémie de Covid-19, elle exerce également comme aide-soignante pendant un an.

Elle rejoint La France insoumise lors de la campagne présidentielle de 2022. Investie par la NUPES pour les législatives de la même année dans la troisième circonscription de la Haute-Vienne, elle est élue députée. À l’Assemblée nationale, elle siège à la commission du Développement durable et de l’Aménagement du territoire et se spécialise sur les dossiers agricoles, environnementaux et de biodiversité.

Désinformations diverses

Dermatose Nodulaire Contagieuse

Manon Meunier a été particulièrement active pour dénigrer la stratégie sanitaire du gouvernement lors de l'épidémie de dermatose nodulaire contagieuse bovine.

Résistance génétique

C'est un autre thème de désinformation classique sur l'agriculture : l'appauvrissement génétique. C'est présenté comme un drame absolu et le résultat d'une industrialisation de l'agriculture.

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J'aimerais vous parler de la filière avicole. La filière avicole, elle a une résilience génétique quasi nulle en ce qui concerne les élevages industriels. C’est-à-dire qu’aujourd’hui, les élevages industriels avicoles, s’il y a effectivement un pathogène qui arrive et que les animaux ne sont pas résistants, il n’y a plus de barrière génétique.

Parce qu'on a perdu toute la diversité, parce que ce sont quelques firmes qui se sont échangé la génétique y compris d'un point de vue européen et donc on a très fortement perdu cette diversité génétique. Or, elle existe encore cette diversité, elle se trouve au sein des races anciennes et aujourd'hui il y a très peu de fonds pour les quelques éleveurs aujourd'hui qui contribuent encore, souvent en élevage plein air, à préserver ces races anciennes et qui en plus sont soumis à une double injustice, c’est qu'ils ont par contre les mêmes normes de biosécurité imposées par le modèle agro-industriel alors que bien souvent ça ne s'applique pas du tout de la même façon.

Un sas de désinfection entre deux bâtiments, ça peut avoir une logique, un sas de désinfection entre deux parcelles, je crois que ça n'en a pas. Donc nous devons pouvoir soutenir ces éleveurs qui sont ancrés dans les territoires, qui préservent des races adaptées et qui seront une barrière génétique absolument indispensable pour demain.