Jacques Testart, un des anti-OGM historiques ... aussi antivaxx

Parcours

Jacques Testart est un biologiste français né le 31 août 1939 à Suresnes. Après des études de biologie dans les années 1960, il s’oriente vers la recherche sur la reproduction humaine. Il rejoint dans les années 1970 l’Institut national de la santé et de la recherche médicale, où il travaille sur la fécondation in vitro. En 1982, il participe, avec l’équipe du professeur René Frydman, à la naissance d’Amandine, premier bébé éprouvette français, marquant une étape majeure dans l’histoire médicale.

Directeur de recherche à l’INSERM pendant plusieurs décennies, il s’éloigne progressivement de la pratique expérimentale à partir des années 1990 pour se consacrer à une réflexion critique sur les dérives possibles des biotechnologies. Depuis les années 2000, il publie de nombreux ouvrages et intervient dans le débat public sur les questions d’éthique scientifique, notamment autour de la procréation assistée, du diagnostic préimplantatoire et de la sélection génétique.

Production littéraire

C'est une des figures du mouvement anti-OGM historique.

Ses écrits récents le rapprochent de la sphère antivaxx. Outre la signature d'une tribune avec Michèle Rivasi, il a écrit un article assez antivaxx-compatible dans un blog :

"Seule une population éclairée peut se prendre concrètement en charge en résistant au pouvoir, qui infantilise à force de consignes obligatoires, comme aux médias, qui terrorisent à force d’informations ressassées et presque toujours contredites. [...]

Qui gagne à ce jeu dangereux évinçant les citoyens du choix de leurs façons de survivre ?

L’État autoritaire, d’abord, puisqu’il y trouve l’occasion de lois renforçant son pouvoir bien au-delà de la crise. Les Big pharmas ensuite, qui, après avoir désarmé leur secteur de recherche, nous inondent de vaccins brevetés dont ils obtiennent même de ne pas assumer les risques − Pfizer et Moderna, qui ont reçu des milliards pour développer leurs vaccins, escomptent engranger ensemble 44 milliards de dollars en 2021. Puis les entreprises du CAC 40, qui viennent de verser à leurs actionnaires 51 milliards de dividendes juste après avoir été abreuvées des aides de l’État. Et les « GAFAM » américaines, qui ont poursuivi leur business as usual et fait des bénéfices inédits, tout en accélérant la numérisation du monde."

De manière amusante, il déplore "qu’une politique sanitaire absurde a secrété méfiance et complotisme"

Réponse à l'AFIS

L'AFIS a commenté son livre "À qui profitent les OGM ?"

Il y répond par une logorrhée chaotique, démontrant la médiocrité assumée de son argumentaire : [lien]