Les pseudo-écologistes s’approprient souvent « le peuple », ce qu’ils font aussi avec « la science ». Ce faisant, il revendiquent être les seuls à détenir la parole et donc la souveraineté populaire. C’est une des dimension autoritaire ou même putschiste de ce mouvement.

Une construction patiente et insidieuse

Les pseudo-écologistes vont s’approprier le terme et tenter petit à petit de lui donner leur propre définition.

Cette construction est insidieuse. Voici par exemple un discours de Jean-Luc Mélenchon :

« Vous ne pouvez pas gagner en France sans le peuple populaire. Et le peuple populaire, il s’entend avec personne s’il y trouve pas son compte. Si vous ne lui dites pas la retraite à 60 ans qu’il mérite, vous pouvez aller vous faire voir.

Parce que vous l’avez déjà signé une fois avec nous, et ensuite vous vous en allez.Si vous ne voulez pas dire au peuple français que le nucléaire étant devenu dangereux, il faut qu’on passe à autre chose et que le plus vite sera le mieux, alors vous ne pourrez pas vous entendre avec nous.Si vous voulez maintenir le marché électricité, vous ne pourrez pas vous entendre avec nous.

Ici il parle de « peuple populaire », un peu comme si ce peuple qu’il définissait avait une valeur supérieure. Ensuite il le définit : ce peuple dont le souhait devrait être absolument respecté serait pour la retraite à 60 ans, contre le nucléaire, contre le « marché de l’énergie » (quoi que cela puisse vouloir dire), etc.

Rappelons que Jean-Luc Mélenchon a toujours perdu l’élection présidentielle.

« Le peuple », un outil autoritaire

Cela s’inscrit dans sa rhétorique antidémocratique et putschiste : l’implicite est que les institutions actuelles ne seraient pas légitimes pour le « vrai » peuple.