Sandrine Rousseau et la canicule [06-2026]

Publié le 20/11/2025

Par Alexandre

Sandrine Rousseau nous a livré, à propos de la climatisation, deux prestations absolument lamentable qu'il est intéressant de commenter ici.

Climatisation et réécriture de l'Histoire

Comme pour tous les pseudo-écologistes, le discours sur la climatisation est très ambigu. D'un côté elle prétend que la climatisation est "une mesure évidemment qui est sans doute indispensable sur le plan sanitaire"

Anticipation et double standard

Diabolisation du manque d'anticipation

Dans le premier extrait, le gouvernement est étrillé parce qu'il n'aurait pas prévu ou répondu efficacement à la canicule.

Pour elle il aurait fallu "un plan absolument majeur de de de plantation d'arbres", alors que les arbres ont d'une part un effet limité et d'autre part un effet infime sans eau ; et surtout que les villes ne peuvent pas planter facilement des arbres.

En outre, elle ment littéralement à propos de Singapour, si la ville a mis en place une stratégie d'espaces verts, elle n'a pas "arrêté la climatisation".

Plus globalement, la rénovation thermique est présentée comme une mesure qui aurait prévenu les dégats de la canicule. C'est évidemment une désinformation honteuse, aucune isolation ne protège de 40°C pendant 10 jours. Le bâti se met à chauffer et devient plus un ennemi qu'un allié.

Déresponsabilisation du manque d'anticipation

Néanmoins, dans le second extrait, sur Franceinfo, questionnée sur le fait que la rénovation thermique à 150M€ des écoles de Tours n'avait pas rendu les écoles adaptés à la canicule, elle botte en touche et excuse le maire écologiste par le fait que "nous sommes tous un peu dépassés".

Le double standard est un des éléments centraux de la pseudo-écologistes : ils peuvent tout se permettre et les autres rien.

Conversation brouillée et fuite systématique

Un autre élément frappant dans la loghorrée de la députée est comment elle brouille la discussion en permanence, en répondant à côté des objections, quitte à ce que cela n'ait aucun sens.

Cela lui permet de gérer les critiques.

Le fond n'importe pas, seule compte la lutte

Le second extrait est aussi précieux parce qu'il montre clairement que le fond n'est pas vraiment important pour les pseudo-écologiste, seule compte leur lutte anticapitaliste.

"Non non, c'est que non mais c'est c'est dingue, c'est-à-dire qu'on est en train de se dire que là, c'est les écologistes le problème. Pas du tout ! Non mais c'est c'est c'est enfin moi ça me ça me terrifie, je vais vous dire, sur notre analyse collective de la situation. C'est le capitalisme le problème, c'est le productivisme le problème, c'est la la consommation de masse et la production de masse."

Transcriptions

BFMTV (25/06)

Sandrine Rousseau : Non mais c'est une mesure évidemment qui est sans doute indispensable sur le plan sanitaire, mais enfin je veux dire c'est quand même on est au bout de 10 jours de canicule là. Donc, on a cette mesure, cette mesure. Et tout le monde est satisfait et tout le monde dit on agit, mais enfin, on se rend compte un peu de de de enfin de l'indigence de ce gouvernement face à la canicule, surtout que c'est pas le premier épisode, on en a eu un au mois de mai, qui était où on avait des des températures au-delà de 35° déjà. Et entre-temps, qu'est-ce qui s'est passé ? Bah, on a supprimé déjà de l'argent du fonds vert qui aide les collectivités à s'adapter parce que c'est les collectivités qui doivent adapter les bâtiments d'école, c'est les collectivités qui doivent planter des arbres. Moi, je pense que par exemple il faudrait un plan absolument majeur de de de plantation d'arbres parce que ce sont des climatiseurs un peu naturels et que on voit comme dans des villes comme Singapour, euh il y a eu vraiment un énorme effort, ils ont arrêté la climatisation.

La forêt a progressé de 20% depuis 1985.

Sandrine Rousseau :Oui, mais pas dans les villes, pas dans les villes, pas dans les villes.

Intervenant :Ah oui, d'accord, mais c'est quand même important.

Sandrine Rousseau : Mais là, mais là la dernière fois nous parlions par exemple aussi des parce que il va y avoir une catastrophe naturelle, on pense aux agriculteurs, on pense aussi aux personnes, on en avait parlé la dernière fois, qui ont des maisons qui se fissurent sous l'effet de la sécheresse. Là, ça va être une, mais ça va être une catastrophe, une catastrophe. Je rappelle qu'une maison individuelle sur deux est menacée de ces fissures et de ce craquage, parce que le sol devient beaucoup trop sec ou beaucoup trop euh mouillé quand il y a des inondations. Enfin, là, j'ai l'impression qu'on est complètement à la remorque du problème, que nous n'avons absolument rien anticipé et que on découvre et je repense à cette phrase d'Emmanuel Macron sur la le réchauffement climatique qui nous disait "Qui aurait pu prévoir ?" Et je pense que ça dit tout de l'action du gouvernement actuellement.

Quelle est votre positionnement sur la climatisation ? Est-ce que c'est une solution ? Marine Tondelier, secrétaire nationale du du Parti écologiste, le dit "Bah, c'est pas la solution miracle, mais effectivement c'est une solution et on a l'impression qu'il y a un verrou qui saute y compris chez les écolos."

Sandrine Rousseau : Non mais là, de toute façon aujourd'hui on peut plus faire enfin je veux dire dans les hôpitaux par exemple, il est évident qu'il va falloir avoir un plan de climatisation prioritaire dans les écoles là

Journaliste : Oui mais, mais vous n'avez pas vous n'avez pas toujours dit ça.

Sandrine Rousseau :

Journaliste :Qu'est-ce que vous reprochez à la climatisation ?

Sandrine Rousseau : Mais parce que c'est de la consommation électrique. Mais c'est une mal-adaptation au réchauffement climatique.

Intervenant :Mais la consommation électrique puisqu'on consomme on produit de de l'électricité nucléaire qui est décarbonée et qui, justement, ne pollue pas et donc c'est c'est une, on a une chance folle par rapport à d'autres pays qui n'ont pas cette production nucléaire.

Sandrine Rousseau : Il y a trois réacteurs qui sont à l'arrêt et ça va progresser probablement dans les jours à venir surtout si la canicule se prolonge jusqu'au 14 juillet. Donc, on est dans une espèce de fuite en avant, donc plus de canicule, plus de consommation énergétique, plus de nucléaire, plus d'eau, alors qu'on sait qu'on en manque et on voit bien qu'on que c'est une forme de mal-adaptation. C'est pour ça que je voudrais qu'il y ait une forme de plan, de stratégie autour de la clim, mais là, on est dans du chacun pour soi. Et en fait, c'est ça aussi qui est la marque de l'action du gouvernement sur le réchauffement climatique et je trouve que le message est extrêmement clair sur cette situation.

Journaliste :La climatisation dans les hôpitaux, c'est pas du chacun pour soi. Attendez attendez...

Sandrine Rousseau : Déjà, ils ne l'ont pas ils ne l'ont pas fait sur les hôpitaux.

Journaliste : Mais là, on dit aux gens, ils l'ont pas fait pour quoi ? Est-ce que c'est pas parce qu'il y avait aussi une opposition, notamment de de la gauche et des écologistes, sur ce qu'il fallait faire ?

Sandrine Rousseau :

Mais moi je vous parle pas des hôpitaux, je vous parle des bâtiments publics. Je vous parle des hôpitaux.

Sandrine Rousseau : [lien]

Franceinfo (4/07?)

À Tours, le maire écologiste Emmanuel Denis a dû fermer des écoles malgré un plan de rénovation à 150 millions d'euros. Il a lui-même reconnu que 80% des écoles ne sont pas adaptées aux vagues de chaleur. Cela signifie que, normalement, quand on est maire, on est en charge de rénover ses écoles. C'est une question

Non non, c'est que non mais c'est c'est dingue, c'est-à-dire qu'on est en train de se dire que là, c'est les écologistes le problème. Pas du tout ! Non mais c'est c'est c'est enfin moi ça me ça me terrifie, je vais vous dire, sur notre analyse collective de la situation. C'est le capitalisme le problème, c'est le productivisme le problème, c'est la la consommation de masse et la production de masse.

Alors oui, que le maire de Tours n'ait pas n'ait pas rénové les écoles d'une manière où on prévoit un pic de chaleur, c'est possible, j'en sais rien, j'ai pas vu ces ces écoles-là. Mais en fait, le sujet, il est bien autrement que juste qu'est-ce qu'a fait le maire de Tours, qui par ailleurs, a quand même fait 150 millions d'euros pour rénover les écoles, ce qui n'est pas le cas de l'ensemble des maires de France.

Et oui, nous sommes tous un peu dépassés, j'ai envie de vous dire, de voir à quel point cette vague caniculaire met en danger toutes nos infrastructures, mais nos infrastructures électriques. Le le directeur d'EDF a a dû gérer des pannes géantes dans le Sud-Ouest, dans l'Est, mais le directeur de la SNCF qui a dû gérer des des problèmes sur ses rails et qui annonce que les trains ne circuleront sans doute pas normalement la semaine prochaine. Donc en fait, oui, ça met tout notre système en tension.

Alors oui, dans les écoles, il va sans doute falloir, quand il n'y a pas d'autre solution, mettre quelques climatiseurs. Oui, sans doute, parce qu'évidemment qu'on va pas laisser les enfants mourir de chaud, c'est évident ! C'est évident ! Mais le sujet, c'est véritablement un système capitaliste qui préfère 1 euro d'argent à la vie des humains, c'est ça le sujet aujourd'hui qui est face à nous et c'est un sujet majeur, vertigineux en réalité.

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