Black block, extrême gauche et islamisme

Publié le 20/11/2025

Par Alexandre

Le 6 décembre dernier, Le Figaro a publié un article titré "Les confessions d’un black bloc repenti: «Le plus grave, c’est la soumission à l’islamisme»". Nous allons approfondir un peu.

Le black bloc interviewé, sous le pseudonyme "Gaspard", a été Black Block pendant 25 ans et raconte son expérience et son réveil.

Les racines de l'engagement

L'interviewé décrit les antifa et les black bloc comme étant soit "des gosses de bourges" ou des "rejetons d'anciens soixante-huitards, d'enseignants et de syndicalistes." Puis il dénonce l'hypocrysie de ceux qui "cherchent à s'encanailler en jouant aux révolutionnaires" brûlent des Mc Do mais peuvent aller y manger.

Quant à lui, il raconte son engagement comme venant de sa famille "très à gauche". "chaque déjeuner du dimanche, on ne parlait que de la gauche, c’est tout juste si on ne consacrait pas une prière à Léon Blum. Il n’y avait pas de débat sur le vote. Il fallait qu’il soit le plus rouge possible. Si quelqu’un avait le malheur de dire que la droite pouvait avoir de bonnes idées, cette personne était assurée de se prendre l’entrecôte en pleine figure !"

Cette transmission du gauchisme aux enfants est un des aspects de la mécanique de l'exploitation : pour faire vivre leurs propres illusions, il doivent les transmettre à leurs proches et les faire souffrir à cause d'elles.

La carrière

Ensuite il décrit sa "carrière" (je reprends le terme de Becker) comme ayant commencé par des graffiti, puis le "saccage de distributeurs de billets de banque" et la participation, encagoulé à des manifestations. Il a commencé à 14 ans et "le glissement s'est fait tout doucement, d'une action à l'autre".

Il confirme avoir été "sincèrement convaincu de la justesse de on engagement".

Le réveil

Son réveil est intervenu au lendemain du 7 octobre, face à l'expression de l'antisémitisme et la "soumission à l'islamisme".

La description de ce réveil est intéressante : "comme s’il avait été sous l’emprise d’une secte."

Action et organisation

Il décrit ensuite l'écosystème auquel il appartenait : il y a plusieurs groupes : "les antifas,les trotskistes , les black blocs, les écolos radicaux, etc."

La spécialité des antifa était "la chasse aux fachos d'extrême droite", pouvant consister à "suivre quelqu'un pour le coincer et se mettre à dix sur lui pour le tabasser".

Lui était black bloc. Les opérations étaient "particulièrement organisées" par des leaders se réunissant "dans un lieu jalousement gardé". On retrouve ici l'hypocrisie récurrente de l'extrême gauche, qui prétend promouvoir la démocratie et la liberté, tout en adoptant des modes de gestion opaques et une affinité pour l'autoritarisme.

Ils sont très informés, au point qu'il s'interroge sur "l'éventualité de fuites venant des milieux politiques", ce qui leur permet de savoir où "certaines personnalités importantes sont logées" et de "viser leurs hotels" pour les intimider.

Ils ne pillent pas pour s'enrichir, il pourra donc s'agir de choses utilitaires, comme de la nourriture ou des outils pour casser. Les extincteurs sont "très utiles", car ils empêchent "toute prise d'empreintes digitales ou d'ADN."

Enfin, ils sont très organisés et dès qu'un leader le leur signale, "tout le monde se débarasse de ses vêtement . On brûle tout. On marche tranquillement pour se retrouver, comme si de rien n'était, à côté des mecs de la CGT avec leurs merguez."

On retrouve ici la logique écosystémique: les manifestants "ordinaires" sont utiles à la violence, car ils servent à la couvrir. En même temps, il y a la logique d'exploitation, car ils sont exposé à la réponse policière.

On devine ici aussi comment ces personnes peuvent être instrumentalisées pour servir des intérêts politiques et financiers : c'est une force de nuisance qui peut être dirigée contre un vaste ensemble de cibles (pas n'importe qui non plus).

Rappel : les blacks bloc en pseudo-écologie

Les black bloc interviennent dans les violences pseudo-écologistes. On les a notamment vus à Sainte-Soline.