Les pseudo-alternatives au nucléaire
Imaginez si la population, après avoir été assommée de messages catastrophistes sur le dérèglement climatiques et les pesticides … demandaient plus de nucléaire et des OGM ! Ce serait dramatique (pour la pseudo-écologie).
Il faut donc fermer les possibles.
Cela implique d'une part de dénigrer les solutions existantes et d'autre part de proposer des "pseudo-alternatives". C'est ce dernier point que nous allons développer ici.
Les pseudo-alternatives sont-elles vraiment des non-solutions ?
Distinction entre signifiant et signifié
La pseudo-alternative n'est pas, par nature, une solution. Mais pour comprendre ceci, il faut distinguer radicalement le signifiant et le signifié dans les propos des pseudo-écologistes.
Par exemple, les EnRi sont des outils utiles et peut-être même qu'un jour avec les progrès des batteries et des méthodes de stockage on arrivera à des systèmes 100% basés dessus. Néanmoins, lorsque les pseudo-écologistes appelle de leurs voeux le "100% EnRi", ce n'est pas ce qu'ils promeuvent.
Ce n'est, en réalité, qu'un artefact discursif totalement artificiel, qui n'a aucun lien avec ce qu'il pourrait être réellement. Parce que son rôle est purement communicationnel.
Ainsi, quand ils disent qu'il faut des arbres au lieu des climatisations, que les EnRi peuvent remplacer le nucléaire, que l'agriculture bio peut remplacer la conventionnelle, etc. ; ils ne se préoccupent pas de la véracité de la chose, ce n'est qu'un élément de langage.
Ce qu'ils promeuvent, ce n'est pas une "solution", c'est une coquille vide, un élément de langage communicationnel.
Illustration : les pseudo-écologistes contre leurs dogmes
Ce principe se révèle clairement dans certaines "luttes" des pseudo-écologistes, qui ciblent ce qu'ils prétendent pourtant appeler de leurs voeux :
- Ils veulent du fret ferroviaire et fluvial, mais s'opposent violemment à la ligne Lyon-Turin et au Canal Seine-Nord.
- Ils prétendent soutenir l'agriculture biologique, mais luttent contre l'irrigation.
C'est une contradiction au coeur même de leur logique, qu'on retrouve dans l'aspect pro-fossile de leur désinformation antinucléaire ou encore dans leur lutte contre les OGM, qui sont pourtant la meilleure manière de limiter les pesticides.
Des solutions irréalistes
Nous l'avons vu, c'est un thème récurrent dans la désinformation: au lieu des solutions existantes et identifiées comme le nucléaire les pseudo-écologistes vont proposer des pistes dont on sait qu'elles sont irréalistes, comme le 100% renouvelable ou l'énergie hydrolienne.
C'est, plus largement, un thème récurrent dans l'ensemble des entrepreneuriats de la désinformation. Par exemple, le CRIIGEN, par la plume de Jean-Paul Bourdineaud, a repris un argument récurrent chez les antivaccins, l'idée qu'il y aurait d'autres solutions, comme les tests gratuits:
Au Luxembourg le passe sanitaire est remplacé par un test salivaire : c’est ce qui devrait être développé à bas coûts afin que les gens puissent se tester à la maison dès lors qu’ils ont un doute : devrait être privilégiée la confiance en la responsabilité de chacun plutôt que suspecter, surveiller et punir (punir même si l’on n’est pas porteur du virus puisque les non vaccinés sains sont exclus des lieux de convivialité en l’absence de test préalable).
Notez qu'il est important que les pseudo-alternatives soient irréalistes, sinon il serait possible de résoudre le problème qu'on a mis tant d'effort à "créer" dans l'esprit des gens, mais en plus elles ne créeraient pas l'opposition dont la pseudo-écologie a besoin pour exister.
Les pseudo-alternatives dans la désinformation pseudo-écologiste
Les pseudo-alternatives à l'énergie nucléaire
Les pseudo-alternatives en agriculture
Un procédé rhétorique
"Moi je ne sais pas si l'hydrochloroquine couplée à l'azytromicine est vraiment une solution, je sais pas si l'ivermectine est vraiment une solution. En tous cas, je pense qu'on a écarté tout ça d'un revers de main un peu trop rapidement et que ça mériterait qu'on s'y intéresse de beaucoup plus près. Parce que mettre tous ses oeufs dans le même panier qu'est celui du vaccin, et bien, on va y revenir, j'ai peur qu'on aille dans le mur et j'ai peur qu'on ait pas de stratégie de rechange." (12'-12'30')
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