L’un des diables de la pseudo-écologie pourra étonner beaucoup de monde : les énergies fossiles. En effet, dans notre étude un diable ce n’est pas juste quelque chose qu’on critique, c’est quelque chose qu’on diabolise. Or, ce n’est pas diaboliser les énergies fossiles que de dire qu’elles ne sont pas souhaitables et qu’il faut en sortir.

Néanmoins, les pseudo-écologistes vont aller au delà et de faire de cette entité repoussante un diable à part entière, même si on est loin de l’intensité en termes de diabolisation des discours ciblant la FNSEA ou Total.

Interdire les investissements

L’un des propos récurrents est de dire qu’il faut interdire les investissements dans les énergies fossiles. Cela a par exemple été le discours de Marie Toussaint lors des européennes 2024.

Or, on va encore les utiliser pendant longtemps et il faut améliorer les processus. Ainsi, la production de gaz a des fuites qui ont un impact environnemental titanesque : 120 millions de tonnes d’émissions de méthane en 2023 selon l’AIE. Cela représente 3 milliards de tonnes d’équivalent CO2, soit près de 5% des émissions globales (59GT en 2019 selon le GIEC). Il y a besoin de meilleures technologies pour l’éviter.

Par ailleurs, cela interdirait les progrès en termes de captation carbone, technologie à propos de laquelle le GIEC écrit : « Fossil fuels could play a role in climate change mitigation if strategically deployed with CCS (high confidence). », soit « Les combustibles fossiles pourraient jouer un rôle dans la lutte contre le changement climatique s’il est déployé stratégiquement avec de la captation carbone (confiance élevée). »

Inclure nucléaire dans « énergies fossiles »

C’est une méthode de désinformation peu courante, mais qui a été observée plusieurs fois, notamment dans les cours pour enfants : l’inclusion du nucléaire dans l’ensemble « énergies fossiles ».