Sans titre
L'intrumentalisation sans vergogne
Dans son émission Sur Le Front du 30 mars 2026, Hugo Clément a donné le témoignage d'une fleuriste dont la fille est morte à 11 ans d'un cancer. Elle l'impute aux pesticides sur les fleurs qu'elle manipulait alors qu'elle était enceinte.
Aucune preuve ne le démontre, mais la causalité est présentée comme évidente et démontrée par l'indemnisation dont elle a bénéficié du Fonds d’indemnisation des victimes de pesticides.
Géraldine Woessner a dénoncé cette instrumentalisation. Elle relève notamment les conséquences négatives : perturbation de la recherche, dégradation de la sphère économique, peurs paniques chez les mères, promotion du complotisme.
C'est la logique de l'exploitation : Hugo Clément extrait de la valeur en nuisant à l'intérêt public. De la même façon que les pollueurs ...
Elle relève que la décision du fond d'indemnisation ne vaut pas preuve scientifique, ce que relève aussi le professeur Mathieu Molinard.
Le complotisme: un thème récurrent de la pseudo-écologie
L'exploitation : un aspect central de l'économie pseudo-écologiste
Inversion victimaire et diabolisation de Géraldine Woessner
En réponse, loin d'admettre son erreur, Hugo Clément a au contraire renchéri en l'attaquant, qualifiant son tweet d' "ignoble" et de priver de parole la pauvre mère.
Un point intéressant est cette inversion de valeur, que nous avions déjà observé dans l'affaire du "cancer backlash" : "sous prétexte qu’il n’est jamais possible de prouver à 100% le lien entre un cancer et un facteur environnemental. Cela revient à réduire au silence les victimes, pour protéger les industriels de l’agrochimie. ".
En somme, puisqu'il est impossible de démontrer le lien à 100% (ce que personne ne se propose de faire), il faudrait le présumer pour n'importe quelle lien. Ce travestissement suppose un "homme de paille" (accuser de demander une certitude à 100%), plus une inversion complète.
Outre l'accusation complotiste (Géraldine Woessner est littéralement accuser d'agir "pour protéger les industriels de l’agrochimie"), on a donc une inversion victimaire : Géraldine Woessner priverait de parole la pauvre femme. Ainsi, en s'adossant à la souffrance de cette dernière, il peut instrumentaliser sa souffrance pour se protéger.
"De toute façon, ça me rapporte du pognon"
Et au fond, pourquoi se priverait-il ?
Il a réitéré sur Linkedin, vantant l'audience de son émission "Sur le front" dédiée à l'agriculture, blindée de désinformation.
On y retrouve l'inversion victimaire, se posant en victime des "marchands de doute".