La désinformation sur les variétés et les semences de ferme

Ce n'est pas la désinformation la plus fréquente, mais elle est parfaitement obscure aux profane : la désinformation sur les variétés et les semences de ferme.

Les pseudo-écologistes clament que les lobby agrochimique a poussé à la création de droits de propriété intellectuelle interdisant aux agriculteurs leur prérogative éternelle de resemer leur récolte. C'est l'un des mensonges les plus ridicules de leur mythe, mais il faut connaître deux-trois choses pour le comprendre.

Certificats d'obtention variétale (COV) et semences de ferme

L'autorisation conditionnelle des semences de ferme

Les semences de ferme sont autorisées pour un certain nombre d'espèces en échange d'une petite somme (quelques euros par tonne recoltée), une des Contribution Volontaire Étendue (CVE, c'était CVO, Obligatoire, avant). Elles représentent autour de 40-50% des semences utilisées en céréales à paille.

Il y a eu une période de flou juridique où on ne savait pas trop si on pouvait resemer ou pas (mais je doute très fortement qu'une interdiction ait été appliquée). Puis en 1994, un réglement européen l'impose, mais en France il y a eu un débat sur l'intervention des trieurs à façon (= les prestataires qui aident les agriculteurs à trier leur grain). Il a fallu attendre 2011 pour que cela soit totalement légalisé.

Un dispositif étatique pour l'Agriculture

Les certificats d'obtention végétale (COV) sont en fait une création des gouvernements européens en 1961. L'objectif est de protéger les droits des sélectionneurs pour encourager l'innovation variétale. En effet, à l'époque, il n'y avait aucune protection contre la copie. Cela favorisait d'ailleurs les hybrides, puisqu'il est nécessaire d'avoir les souches parentes pour les reproduire.

Ce système permet a motivé l'innovation variétale et permis aux agriculteurs d'avoir des semences de meilleure qualité.

Je détaille plus précisément sur mon site Discoverthegreentech, ci-contre.

Une présentation trompeuse