Pesticide-bashing: le dénigrement déraisonnable des pesticides de synthèse

L'un des principaux axes de la désinformation pseudo-écologistes est le dénigrement (déraisonnable) des pesticides de synthèse

Les pesticides ciblés spécifiquement

Le glyphosate

La désinformation sur le glyphosate est l'un des principaux "édifices" de la pseudo-écologie, d'une importance comparable à la désinformation anti-OGM ou anti-nucléaire. Elle raconte toute une histoire, notamment à travers les Monsanto Papers: Monsanto aurait, pour protéger sa poule aux oeufs d'or, influencé les agences sanitaires pour qu'elles n'interdisent pas le glyphosate alors que ç'aurait été évident après l'avis du CIRC, classant l'herbicide comme cancérigène probable. La particularité de ce discours est qu'il est, contrairement aux autres pesticides bashing, complètement et évidemment absurde. Le glyphosate est un pesticide peu toxique, très peu cher et très efficace. Son interdiction aurait un effet désastreux sur l'agriculture, augmenterait radicalement les émissions de CO2 (il faudrait davantage labourer) et ouvrirait, paradoxalement, un marché extraordinaire pour l'industrie phytopharmaceutique.

Certains présentent pourtant son interdiction comme "la mère de toutes les batailles" (ex: G7). En un sens, c'est très vrai: s'ils arrivent à le faire interdire, que n'arriveront-ils pas à faire interdire ?

Les néonicotinoïdes

La question des néonicotinoïdes est plus complexe. Il s’agit d’une famille de pesticides née dans les années 80 s’utilisant surtout en enrobage. Cette technique permet de protéger et d’alimenter la plante dès ses balbutiements. En général, l’enrobage est constitué d’un fongicide et d’un nutriment pour favoriser la germination. Là, il ajoute aussi un insecticide, qui va éviter les attaques aux premiers stades développement de la plante. La substance va imprégner la plante et, donc, ne toucher que les insectes qui l’agresse. Ou presque.

En effet, elle peut également atteindre des insectes non-cibles, notamment par la guttation (des gouttes d'eau exudées par la plante), la poussière libérée par les semis ou .. le pollen. Il y a donc un vrai enjeu environnemental, contrairement au glyphosate.

Il est donc difficile de séparer la désinformation de l'information. C'est moins vrai avec l'un des NNI, l'acétamipride.

Le DDT ?

Le DDT a été interdit dans les années 70 en raison de sa résilience. Restant longtemps dans l'environnement et les organismes, il s'accumulait. Il serait intéressant d'approfondir, voir s'il s'agissait d'une interdiction raisonnable ou surtout un backlash suite à Silent Spring.

Les résidus de pesticides : une désinformation récurrente

La désinformation antipesticides est souvent alimentée par des "études" montrant la présence de résidus dans divers aspects de l'environnement : l'eau, l'urine, les cheveux, l'alimentation, etc.

Cette désinformation consiste à présenter cela comme gravissime, même quand c'est en fait rassurant, en se reposant sur l'ignorance de l'audience et sur le thème de la contamination.

L'attaque contre les agences sanitaire

Le pesticide bashing est souvent accompagné du dénigrement des agences sanitaires.

Les agences sanitaires et les entreprises, comme Monsanto, sont souvent attaquées par la désinformation pseudo-écologiste sur les pesticides.

Néanmoins, ce sont toujours les agences qui sont la cible finale. La diabolisation des industriels sert en fait à cibler les agences qui les laisseraient faire.

Le cœur de la désinformation va concerner l’utilisation des études industrielles, présentées comme étant à la discrétion des industriels et le mépris dont les agences feraient preuve pour les études académiques.

D'autres ciblent directement les agences, comme la désinformation contre Jesse Rowland dans les Monsanto Papers.