DNC : désinformation sur l'impact de la vaccination et la perte du statut indemne

L'un des mensonges récurrents dans la désinformation sur la dermatose est que la vaccination serait une solution magique pour résoudre l'épidémie.

Cette désinformation se base sur plusieurs malencontreuses ellipses. En effet, ils "oublient" de dire que :

Surtout, essentiellement venant de la gauche, cette désinformation présente l'export comme une activité dont on devrait se passer. C'est que, pour eux, l'élevage n'est pas vraiment une activité économique, c'est un sacerdoce. Qu'on fait non pas pour gagner des sous, mais pour occuper une fonction, un rôle défini par les politiciens.

La vaccination, c'est infaillible

Le consensus est que la vaccination est le principal moyen de lutte contre la dermatose. Néanmoins, comme toutes les solutions réelles, ce n'est pas magique.

Ainsi, en Afrique la maladie reste endémique malgré la vaccination. Mazloum et ali (2023, p.6) donnent une liste d'éléments expliquant cet échec :

Tous ces éléments ne concerneront pas la France, mais certains oui, comme la défiance (à laquelle contribue les syndicats agricoles) qui a toutes les chances d'aboutir à une couverture vaccinale insuffisante.

Je ne suis pas sûr qu'elles soit parfaite aussi. Hunter et Wallace (2001) mentionne que 3 vaches sur 30 n'avaient pas réussi à "seroconvert". Néanmoins il semble consensuel que c'est suffisant pour neutraliser l'épidémie.

La vaccination, un détail

Le problème est que la vaccination, si c'est le principal outil de lutte contre la maladie, n'est pas une panacée.

D'abord, le vaccin actuel est un virus atténué, ce qui n'est pas idéal : "Le degré d’atténuation de la souche constitue un paramètre essentiel : trop atténuée, elle sera peu efficace ; insuffisamment atténuée, la fréquence et l’intensité des effets indésirables se trouveront augmentées. [...] Les principaux effets indésirables constatés sont en fait ceux de la DNC, à savoir : chute de la production laitière, fièvre, lésions cutanées nodulaires, avortement, mort. L’incidence des effets indésirables est de l’ordre de 0,1 %." (ANSES 2017)

Ensuite, il faut renouveler la vaccination tous les ans. De plus, pour vacciner, il faut des vaccins et des vétérinaires. Cela suppose un délai et un prix.

L'exportation c'est un truc d'affreux capitalistes

Ensuite, il y a le dénigrement de l'exportation, qui serait une sorte de luxe de capitaliste.

Cela nie le fait que l'élevage est une activité économique qui doit être rentable pour continuer. C'est un discours qui tend à l'asservissement de l'élevage, qui devrait être défini par le politique.

"Yaka" négocier, facile !

Le second pan de ce mensonge est de présenter la négociation avec les pays importateurs de broutards comme un détail. Cela omet deux choses.

D'abord, un pays peut préférer protéger ses bovins et éliminer tout risque d'importation de la maladie et refuser complètement l'import.

Ensuite, quand bien même il accepterait, cela impliquerait des conditions moins avantageuses. Rien n'est gratuit.

Le désordre causé par la vaccination dans l'exportation a été abordé par Emma Ducros : DNC : la vaccination perturbe temporairement les exportations de bovins vivants et de fromages

On voit déjà des troubles apparaître et, évidemment, la Coordination rurale se plaint:

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