Condamner le libre-échange pour enfermer l’agriculture : la stratégie pseudo-écologiste

Pour la pseudo-écologie, l'agriculture n'est pas tant une activité économique qu'un sacerdoce. Une des expressions de ce principe est le rejet des exportations et du libre-échange.

Le dénigrement de l'exportation

L'export est présenté comme une activité capitaliste, "impure" donc pour les anticapitaliste, qui promeuvent au contraire "l'autosuffisance", un peu comme si nous devions garder toute notre production agricole. Cette stratégie vise à rendre possible les pseudo-alternatives improductives.

En effet, vu qu'on a beaucoup de sols fertiles en France, on pourrait "se permettre" de produire moins. Cela impliquerait d'affamer des millions de personnes, qui dépendent de nos exports, mais cela ne pose pas de problème aux écologistes.

On a notamment retrouvé ce dénigrement dans le cadre de la polémique sur la dermatose nodulaire contagieuse.

Le rejet du libre-échange, un sujet complexe

La question du rejet du libre-échange en pseudo-écologie est plus complexe.

En effet, les agriculteurs le rejettent pour un motif évident : ils ne veulent pas être mis en concurrence avec d'autres qui n'ont pas le boulet pseudo-écologiste aux pieds. Cette logique n'est évidemment pas pseudo-écologiste.

Néanmoins, les pseudo-écologistes sont aussi opposés au libre-échange. Outre parce que c'est "capitaliste", cela met en évidence le poids des normes qu'ils élaborent.

Ne pas laisser entrer des produits ne respectant pas nos exigeances

Par exemple, ce discours a été endossé par Hugo Clément à propos de la noisette, alors même qu'il s'opposait à l'acétamipride.