La diabolisation, un élément central de la pseudo-écologie
Le 12 février 2026, le collectif Némésis a organisé une action de protestation aux abords de Sciences Po Lyon contre la tenue d'une conférence de Rima Hassan, de La France Insoumise. Des militantes de Némésis ont été accompagnées d'un service d'ordre informel composé d'une quinzaine de jeunes hommes, dont Quentin, 23 ans étudiant en mathématiques et proche du groupe (la famille nie qu'il aie fait partie d'un "service d'ordre"). Des militants "antifacistes" de La Jeune Garde ont agressé la congrégation, réussi à isoler Quentin. Poursuivi, il a été projeté au sol, frappé à de multiples reprises (coups de pied, coups de couteau selon certaines sources), subissant une commotion cérébrale et des blessures graves aux organes vitaux. Il est décédé de ses blessures le 14 février 2026.
Cette affaire, si elle peut choquer, n'étonnera pas ceux qui observent la politique ces dernières années seront difficilement surpris. Les mécaniques mises en oeuvre par la sphère anticapitaliste incitent et encouragent ce genre d'événements par trois leviers :
- La création de la haine viscérale contre l'ennemi de La Cause
- La déresponsabilisation morale des exactions
- La protection concrète
L'agitation, la création de la haine
L'agression filmée par un riverain, a été d'une violence inouïe, un vrai lynchage. Cette haine viscérale s'inscrit dans la suite logique d'une mécanique que nous avons observé à de multiples reprises : la diabolisation. Cette dernière n'est pas une simple critique, c'est un dénigrement profond. On l'a vu notamment dans le cadre de la loi Duplomb, où le sénateur a été accusé d'être un empoisonneur vendu aux "lobby agroindustriel". Le critiqué n'est pas juste un individu, c'est un "diable", un ennemi à éteindre. C'est une mécanique présente dans énormément de discours pseudo-écologistes.
Par extension, il y a aussi le rapport à la violence en pseudo-écologie, qui est présenté comme un mode d'action légitime. On pense notamment au livre Impact d'Olivier Norek, qui fait l'éloge d'un terroriste kidnappant et tuant des hauts cadres d'entreprises.
La violence: un outil important de la pseudo-écologie
Impact d'Olivier Norek: une apologie de l'éco-terrorisme ?
La réussite de cette entreprise se voit aux nombreux messages d'influenceurs et d'individus se réjouissant de la mort du militant.
L'exemple ci-contre est notable, un influenceur à forte audience illustrant au passage la haine générée autour de l'accusation d'islamophobie.
On retrouvel la folie consécutive à l'assassinat de Charlie Kirk et cette soif de sang chez les militants gauchistes.
Notez qu'un journaliste prétend avoir été attaqué au mortier près des lieux de l'agression.
Promouvoir la violence
La violence est plus ou moins subtilement promue.
Ainsi Jean-Luc Mélenchon a déjà eu l'occasion de promouvoir avec ferveur le collectif de la Jeune Garde : "La Jeune Garde est une organisation alliée, liée au mouvement insoumis […] J’en parle avec passion, ce sont mes jeunes camarades ! Je leur donne raison […] Bravo ! Continuez !" Une autre fois il la qualifie d'organisation alliée et l'encourage. Une autre fois encore, il encourage : "Enrôlez-vous dans les associations ANTIFA ! Participez à leur combat. Maitrisez la force que vous incarnez." Mathilde Panot s'est dite "fière" de la candidature de Raphaël Arnault. Manon Aubry a également déclaré "Je veux dire [...] à tous les camarades de la Jeune Garde que nous sommes fiers d’avoir Raphaël Arnault dans notre groupe à l’Assemblée nationale."
Des médias vont faire l'apologie des groupuscules. Ainsi de Streetpress et même Public Sénat.
Réciproquement, le groupuscule soutenait l'extrême gauche
Déresponsabiliser
Les principales mécaniques pour déresponsabiliser sont le relativisme et l'inversion victimaire.
Le relativisme
Eric Coquerel a nié l'implication de la Jeune Garde et relativisé l'homicide, évoquant des violences d'extrême droite à Lyon.
Sophia Chikirou a prétendu qu'il n'y avait aucun lien "entre la France insoumise et la mort de ce jeune homme".
Mathilde Panot a aussi sorti les rames, affirmant que le fait que Raphaël Arnault n'était pas là l'exonérait de toute responsabilité et que La Jeune Garde n'aurait jamais pu faire ça. Globalement, il y a cette posture du juge-narrateur, cette prétention à la neutralité, un peu comme si elle pouvait neutrement évaluer les turpitudes de ce mouvement.
Plus étonnant, Sandrine Rousseau, a aussi participé à cet effort, déclarant sur FranceInfo "les militants de gauche sont souvent accusés de tous les maux et on exonère aussi trop facilement les responsabilités d'en face. [...] J'attends, je suis prudente. Je serai sans complaisence, [...] mais aujourd'hui, à l'heure où je vous parle, nous ne savons pas les responsabilités dans ce drame.".
Elle a également évoqué avoir "subi la présence intimidante de l'OAS" alors qu'elle est née 10 ans après sa dissolution ...
Le Dauphiné a décrit l'affrontement de "rixe", relativisant le fait qu'il s'agissait d'un lynchage. Et ce, le 14 février au soir, alors que les témoignages le disaient clairement. Une heure plus tard, au JT de TF1, une vidéo de l'agression était diffusée.
On devine ici la marque de l'AFP, qui a démontré, notamment dans le cadre des Monsanto Papers, un parti pris en faveur de la gauche radicale.
Cem Yoldas, "ancien" porte-parole de la Jeune Garde (visiblement il le mentionnait encore sur Twitter jusque très récemment) a été invité sur les plateaux télé pour dérouler son discours.
"Et les morts du fascisme alors ?"
Toujours dans cet axe, de nombreux tweetos ont évoqué des meurtres à caractères idéologique d'extrême droite, en incluant par exemple dedans ... l'homicide d'Aboubakar Cisse, dont nous avons vu que c'était le fait d'un déséquilibré. Repris à l'identique, on peut se demander s'il n'y a pas des bots ou des agents derrière. FranceInfo a notamment repris l'élément de langage.
Le chiffre de 59 ou 53 crimes racistes depuis 1988, également repris par Pierre Jacquemain dans Pour Tout Dire, semble venir d'un projet universitaire et traduit un bel exemple de l'importance de l'entrisme universitaire pour le blanchiment de militantisme.
Jean-Luc Mélenchon a également repris ce discours, en imputant à tort des meutres à l'extrême droite.
Marine Tondelier a également relativisé le 18/02 : "ce à quoi j'ai assisté dans ce pays, c'est une course à l'échalote, à la récupération, à la manipulation, au règlement de comptes et ce n'est pas une manière digne de faire de la politique" ; "Ce que je constate aussi, c'est que depuis quelques jours, je n'ai que des questions sur la France insoumise. Je n'entends pas les gens de droite avoir des questions sur l'ultradroite, qui est aussi extrêmement violente".
Bonpote aussi, montrant son appartenance à l'extrême gauche et pas simplement à la pseudo-écologie.
Manon Aubry a également repris l'élément de langage.
Autres cas
Mathieu Slama déresponsabilise l'extrême gauche en prétendant que "La non-violence est un principe fondamental de la gauche, il ne peut y avoir aucune ambiguïté là-dessus." sur franceinfo.
Elsa Faucillon, députée PCF, a déclaré "Raphaël Arnault a toujours combattu la violence", alors même que Raphaël Arnault a lui-même été condamné pour des violences.
Le canard enchaîné à publié une vidéo où on voit un affrontement entre deux groupes. L'un en noir (extrême droite) tente visiblement de passer. Néanmoins, c'est une vidéo tronquée, la vidéo complète permettant de voir que l'extrême gauche était en train de frapper une personne au sol derrière une voiture.
L'inversion victimaire
Au-delà du simple relativisme, Coquerel va pratiquer l'inversion victimaire, prétendant, avec les précautions oratoires de mise, que les agresseurs auraient réagi à une agression : "Peut-être que certains ont considéré que la police n'agissait pas assez contre ces groupuscules identitaires [...] et qu'il fallait même recourir quelque part à se défendre".
Jean-Luc Mélenchon, après quelques jours de flottement, a également adopté cette stratégie agressive, se plaignant à Montpellier : "C'est nous qui sommes agressés. Réunion après réunion. Une fois tous les deux jours. Les trois dernières réunions que j'ai fait, nous avons été agressés. Par des gens qui s'appellent tantôt Némesis, tantôt Nous vivrons et qui viennent dans les salles pousser des cris, se rouler par terre, essayer de prendre des coups et à chaque fois nous les repoussons en nous moquons d'eux. [...] Et là qu'est-ce que je lis ? Nous étions là pour faire un happening. Et il y avait un service de sécurité pour sécuriser le happening. Autrement dit, ces gens se vantent d'être venus à une de nos réunions pour l'empêcher de fonctionner. Et c'est eux qui vont d'un plateau de télé à l'autre en disant "c'est odieux, on nous a assassiné." Tous les récits qui ont été fait dans les heures qui ont suivi n'ont aucun rapport avec la réalité. Ils ont été répétés d'heure en heure sans que personne ne se donne le mal d'aller vérifier si c'était vrai ou pas."
Entre autres réactions ordurières.
Mathilde Panot s'est également prété à l'exercice, qualifiant "d'attaque" les actions du collectif Némésis.
C'est d'autant plus méprisable que, le même jour, plus d'une vingtaine de militants d'extrême gauche faisaient irruption dans une conférence (une vraie cette fois, pas un meeting politique) et a forcé son arrêt.
Idem de Manuel Bompard, qui déclare, à la question "est-ce que vous regrettez d'avoir soutenu ce mouvement ?", "J'ai soutenu, je soutiens et je continuerai à soutenir des groupes qui font un travail d'auto-défense populaire ! [...] Moi je soutiens les militants qui font ça, [...] parce que vous avez un contexte à Lyon où depuis des années et des années fait que vous avez des groupes d'extrême droite qui sèment la terreur dans la ville."
Plus tard, il déclare "Les fascistes veulent imposer par la force un projet de société ! Les antifascistes se battent contre eux. Quand il n'y aura plus de fascistes, il n'y aura plus d'antifascistes."
Camille Stineau, journaliste de Blast et d'Arret sur image, a lâché "Mais le jour où la bagarre est un peu trop violente et qu'un nazi meurt, vous jetez les antifas sous le bus ? Allez vous faire foutre."
Ugo Palheta, sociologue, déclare en substance que, ce qu'il craint, c'est qu'on "diabolise les antifascistes", ce qu'il qualifie de "fascisation". Ainsi, l'homicide disparaît, ce qu'il déclare craindre, c'est la réponse à celui-ci.
Ce court extrait illustre, encore, la dimension totalitaire de ce système : tout doit être interprété au regard de l'intérêt de La Cause. Il illustre aussi, avec l'intervention de Stéfanie Prezioso, l'intérêt d'avoir des universitaires dans l'écosystème.
Bruno Gaccio explicite l'idée derrière l'accusation de "fasciste", qui consiste à créer un "eux" et un "nous", assimilant toute action qui ne soit pas défavorable aux "fascistes" comme un signe d'appartenance ; et diabolise toute opposition comme étant "fasciste".
Paul Vannier quant à lui résume l'homicide à une fuate du ministère de l'intérieur, qui aurait dû, par on ne sait quel miracle, empêcher l'intervention de Némésis et accuse les manifestants d'être des "nazis".
Cette diabolisation extrême est un des leviers qui a abouti à l'homicide en question.
D'autres influenceurs plus ou moins populaires, comme Marie-coquille Chambel suivent cette logique :
Ca a été aussi le discours d'une infinité de trolls d'extrême gauche.
Vous avez également un "rappeur", H-tone, qui s'est fendu d'une vidéo d'une ignominie infernale.
Dans cette veine, vous avez une vidéo où Raphaël Arnaut affirme : "Me qualifier de dangereux, me qualifier comme étant violent, est gravissime." La vidéo continue en restituant sa menace contre Alice Cordier, de lui mettre une balle dans la tête.
Le Media, organe de presse de La France Insoumise, s'est évidemment livré à l'exercice.
Enfin, le discours LFI a bénéficié du soutien de la BBC, qui titre "Student death puts French far-left under pressure".
L'inversion victimaire (+ brouillage des cartes) a continué ensuite en accusant l'extrême droite de vouloir commettre des agression dans le cadre de manifestations d'hommage au défunt.
L'inversion victimaire a été extrêmement intense, comme si la gauche revendiquait le droit de tuer.
Elle culmine avec l'interdiction du deuil. Ainsi une femme, avec un enfant, a perturbé un hommage. De même, à Saint-Brieux, une contre-manifestation a été organisée. Idem à Rennes.
Des racailles ont également provoqué sans succès la procession à Lyon, en dansant et célébrant. Le compte Twitter des antifa Lyon s'en vante.
Le brouillage des cartes
Une autre consiste consiste à tenter de brouiller les faits en faisant des allégations plus ou moins absurdes, pour créer du doute. J'en ai vu deux : Kamil Abderrahman qui prétendait (à répétition) que le collectif Némésis faisait la fête en sachant que son militant avait été hospitalisé (et prétend le prouver en publiant un communiqué qui date ... du lendemain) et Rima Hassan qui retweete un message prétendant que l'homicide s'était déroulé loin de sa conférence.
Jean-Luc Mélenchon a également tenté de brouiller les cartes en reprenant les termes qui lui sont reprochés, comme à son habitude. Ainsi, il accuse Quentin d'être "venu dans le propos délibéré d’associer son action à celle d’une milice." De même, il déclare "Nous sommes dans un moment de bascule fasciste. Elle vise à légitimer la violence contre les insoumis."
Plus malsain, il est possible qu'ils soient à l'origine d'une alerte à la bombe à leur siège ou encore que Eric Coquerel se soit plus ou moins envoyé lui-même des menaces de mort.
Dénigrer les réponses
Une fois l'acte lui-même neutralisé, toute réponse devient une agression. Les députés de La France Insoumise on donc pu condamner fermement l'action de militants ayant jeté de la peinture rouge sur leurs permanences.
Notez leur langage très tranché : "que toutes les mesures soient prises". Le Coq accuse les attaquant d'être "fascistes". Ainsi, la peinture sur leurs permanence (qui se trouve une réponse assez raisonnable, au regard des éléments que nous relevons) devient une sorte de crime terrible.
Ils rebouclent ensuite sur l'inversion victimaire autour du meurtre, l'idée que ce serait la faute de l'extrême droite : "L’extrême-droite veut faire basculer notre pays dans la violence et dans la guerre civile" ; "Ces milices n’ont qu’un objectif : faire basculer notre pays dans la violence et dans la guerre civile.".
Distanciation
Les cadres LFI ont tenté avec zèle de se distancier de la Jeune Garde ou de distancer celle-ci des événements. Ainsi
Hadrien Clouet s'est fendu d'un tweet particulièrement immonde, citant un article de Libération prétendant que "l'enquête n'a pas établi de lien entre les insoumis et la mort du jeune militant identitaire" (merci la déresponsabilisation d'un média gauchiste), qualifiant ceux qui reprochent ce lien évident de "charognards".
Puis, une phrase qui n'est pas sans évoquer la rhétorique stalinienne évoquant des "officines bourgeoises" où "macronie" et RN prépareraient leurs mots d'ordre.
Ainsi ils assimilent toutes les critiques à leurs adversaires politiques. Le flou de l'accusation (de quelles officines bourgeoises parle-t-il ? Pourquoi "bourgeoise" ?) traduit le fait que, ce qui compte vraiment, c'est la qualification d'Ennemi.
Manuel Bompard a déclaré sur France Inter "j'ai soutenu la Jeune Garde, elle est dissoute aujourd'hui. Raphaël Arnault n'a plus aucun rapport avec la Jeune Garde, vous en êtes informés ou pas ? [...] Depuis qu'il a été élu député, il n'exerce aucune fonction, aucune responsabilité dans la Jeune Garde.
Le député lui-même tente la manoeuvre en prenant ses distances avec son collaborateur après l'interpelation de ce dernier. Un peu comme s'il découvrait ses acticités miliciennes.
Pourtant, quelques jours à peine avant les faits, il conclue un tweet "Et que vive la Jeune Garde" et s'interroge sur les motifs de report d'une audience de la dissolution de l'organisation ("notre organisation").
De même, le logo de La Jeune Garde apparaît sur la permanence du député et il est présenté, dans un tweet d'un compte officiel de la LFI, comme "porte-parole de la jeune garde" en ... 2025. Idem lors d'une émission. Thomas Portes tente un truc : en fait ça serait un symbole standard antifaciste, il ne traduirait absolument pas son adhésion continue à La Jeune Garde. Ce serait, en somme, un concours de circonstance. Ce genre de foutages de gueule absolus sont une des marques de fabrique de la LFI et, encore une fois, un des éléments qui caractérise leur démarche totalitaire : ils diront les pires conneries, ils s'en foutent. Nous savons qu'ils mentent et ils savent que nous le savons.
De plus, ce symbole est ... social-démocrate à la base : la troisième flèche est pour le communisme.
Le mensonge a été dénoncé par Quotidien. Il souligne que, après la dissolution, l'organisation était présente aux AMFIS, avec des t-shirts en vente et une cagnotte et Raphaël Arnault était justement devant le stand. "Lorsqu'il parle du collectif, il dit "on"."
Alma Dufour, quant à elle, prétend "Je mets mes 2 mains à couper que le collaborateur de Raphaël Arnault n’a rien à voir à cette histoire…" Littéralement moins de 10 minutes avant que ledit collaborateur soit interperlé par la police.
Évidemment, confronté à leur responsabilité, ils diabolisent les journalistes et tous ceux qui les critiquent, reprenant leur antemne, dont on a parlé au début, la diabolisation : pour eux, tous leurs ennemis sont d'extrême droite et l'extrême droite est l'Ennemi.
Delogu prétend que La Jeune Garde n'est pas un mouvement violent, alors que ce dernier va même revendiquer être violent.
La réponse de la député LFI Aurélie Trouvé est notablement immonde, s'inscrivant dans une logique récurrente : Utiliser les conséquences de leurs actes contre eux est automatiquement de "l'instrumentalisation." Le Parti peut instrumentaliser tout événement, même de manière parfaitement abusive (comme la mort d'Aboubakar Cissé) et aucun événement ne peut être utilisé par leurs Ennemis.
Plus largement, notez le double langage : alors que les liens entre la LFI et la jeune garde ont été célébrés à de multiples occasions, ils vont prétendre ne pas être liés. C'est complété par la novlangue : ils répètent en permanence qu'ils défendent la paix, qu'ils sont pacifistes, tout en mettant en oeuvre des procédés d'une violence phénoménale et en entretenant une vraie milice.
D'autres personnalités participent à l'effort. Ainsi Henri Vernet nie la nature violente des discours de Jean-Luc Mélenchon, prétendant "Jamais Jean-Luc Mélenchon, en tout cas dans ce qu'on a entendu, ni d'ailleurs LFI dans son ensemble, n'a appelé à des actes violents"."
Protéger
La pression politique
Vous avez évidemment la pression politique qui permet de protéger. On l'a vu avec la libération d'un terroriste palestinien récemment.
Ici La jeune garde avait pu bénéficier du soutien de nombreuses personnalités et organisations au moment de sa dissolution :
Pour certains, comme la LDH et le Gisti, c'est même une pression très concrète, qui s'est traduite par des recours contentieux.
On retrouve notamment Médine et les soulèvements de la terre, qui montrent un lien de plus avec la pseudo-écologie.
L'affaire Médine ou de l'écosystème pseudo-écologiste
La Ligue des Droits de l'Homme (LDH)
Amnesty international en pseudo-écologie
Les soulèvements de la terre, une des milices de la pseudo-écologie
L'influence sur les juges
Les militants peuvent, ensuite, compter sur l'influence de leur mouvement sur les juges. Il y a deux leviers :
- L'influence sur les informations perçues par les juges. C'est un levier surtout efficace pour influer sur leurs perceptions des données scientifiques, mais qui peut aussi encourager à la bienveillance envers des délinquants.
- L'adhésion des juges eux-mêmes à l'idéologie. C'est la puissance de l'entrisme pseudo-écologiste : vu qu'adhérer à l'idéologie n'est pas réprimé moralement, des juges peuvent parfaitement y adhérer et tenter d'y contribuer par leur pouvoir.
Par exemple, les juridiction pénales sont souvent laxistes envers les dégradations d'activistes, notamment les faucheurs volontaires. La reconnaissance du principe de nécessité, juridiquement absurde, par plusieurs tribunaux pour des dégradations pseudo-écologistes s'inscrit aussi dans cette logique.
Cette influence est, heureusement, limitée aux premiers échelons de juridiction, mais c'est suffisant pour avoir un impact.
Se défausser
Outre ces diverses stratégies, l'extrême gauche s'est défaussée allègrement, condamnant la violence qu'elle avait causée.
Raphaël Arnaut, député LFI et leader de La Jeune Garde, est particulièrement concerné, puisque c'est ce dernier groupuscule dissous en 2025 (ou en tous cas d'anciens membres) qui serait responsable du meurtre.
Mathilde Panot avait assuré qu'aucun insoumis n'était impliqué, ni de près, ni de loin, et Bompard confirme que le collaborateur incriminé de Raphaël Arnault ("les" maintenant) n'est pas adhérent. Cette excuse est intéressante, car il n'y a techniquement que 3 adhérents à La France Insoumise.
On voit là une logique organisationnelle importante du Parti, qui consiste à se construire pour permettre ce genre de dénis.
Cette mécanique n'est pas sans faire penser à la posture du clergé du Moyen-Âge vis-à-vis des Juifs. En effet, le clergé a créé et attisé la haine antisémite, mais ne veut pas que les Juifs soient tués, juste opprimés. Ils devaient être en quelques sortes les preuves vivantes de leur punition par Dieu. Et ils ne pouvaient l'être qu'en étant vivants (et misérables). C'est pour cela qu'il s'est opposé aux massacres pendant la première croisade.
La distanciation tend à s'amenuir à mesure que les liens entre la Jeune garde et la LFI sont documentés. Danière Obono en est réduite à prétendre qu' "il n'y a aucune responsabilité pénale de La France Insoumise.
C'est la stratégie du juridisme, qui consiste à réduire une situation à sa dimension juridique.
Le lobby décentralisé
On voit aussi toute la force du lobby décentralisé : en l'absence d'organisations explicite, on peut créer et maintenir le doute et se défausser.
Néanmoins, ici il n'était peut-être pas assez décentralisé. En effet, serait impliqué dans l'homicide Jacques-Elie Favrot, déjà impliqué dans des faits de violence politique et ... assistant parlementaire de Raphaël Arnault.
Plus globalement, la jeune garde est impliquée dans plusieurs affaires de violences (ex : tract reconquête 2022 ; des agressions sexuelles et violences aux femmes ; d'autres violences contre le collectif Némésis, commentant "Lorsque notre camp social et politique est uni nous sommes capables de tout.").
Le compte SwordOfSolomon a ainsi trouvé une vidéo de Zinee Messaoudi, qui serait un porte-parole de la Jeune garde, déclarant "Et que cette jeunesse-là, elle est à deux doigts de se lever, elle est à deux doigts de s'organiser et quand elle se lèvera et qu'elle sera organisée, et ben on les fera tous tomber et on prendra le pouvoir".
Il a également relevé qu'un compte auquel collabore Rima Hassan a publiqué une photo d'un tag appelant à "dissoudre némésis à l'acide". L'absence de réponse pénale pour cette dernière est d'ailleurs un autre signe de la faible de l'État Français.
Dans un interview sur GQ, Une journaliste a demandé à la député Obono un commentaire sur un propos de Mélenchon : "À la fin ça se terminera entre eux et nous". Elle complète : "pas dans un dialogue".
Cela conclut parfaitement l'image globale qui émerge de cette affaire : l'extrême gauche, qui représente l'essentiel de l'écologie politique, est un mouvement totalitaire pour lequel la violence est un mode d'action comme un autre.
Un mouvement fasciste ?
L'intensité de l'inversion victimaire et des discours de justification est ahurissante. L'extrême gauche revendique un vrai permis de tuer contre tous ceux qu'elle jugerait "fascistes", ce qui désigne en fait tous leurs ennemis.
Cela questionne : est-ce que la LFI n'est pas elle-même un vrai mouvement fasciste ?
Sans titre
La pseudo-écologie : un mouvement totalitaire ?
Le tweet de Manon Aubry achève de renforcer l'image : des centaines de personnes scandant "siamo tutti antifascisti" en claquant des mains. Elle commente "Face aux calomnies, voilà la meilleure réponse ! Une salle pleine à craquer pour notre meeting à Nice !".
Ainsi, on a la dimension musicale, mais surtout d'une part l'inversion victimaire et d'autre part l'idée que, au fond, rien n'a d'importance si ce n'est ces applaudissements. Le groupe est tout.
Dans le même sens, Léaument aussi exploite l'inversion victimaire pour promouvoir les adhésions.
Le message est très clair : même leurs pires méfaits enrichissent leur narratif, qui est maléable à l'infini.
Autres commentaires
Je n'observe pas particulièrement l'extrême droite, donc je ne suis pas forcément très exposé à leurs discours pro-palestiniens/antisémites. Néanmoins ici, deux ont été relevés par le compte NoPasaran. Le groupe Audace Lyon affirme "le salut face à l'action des milices islamo-gaucistes ne viendra pas de la droite parlementaire et sionistes" et du groupe Facebook d'Action française, qui qualifie le collectif Némésis de "judéo-servile" ; montrant la proximité de l'extrême droite et de l'extrême gauche en matière d'antisémitisme. Même Alain Soral s'est prété à l'exercice
L'extrême droite en pseudo-écologie
La pseudo-écologie et l'antisémitisme
Même l'action française, à laquelle adhérait pourtant le défunt, se demande quelle posture adopter "Celle-ci organisait une de ses actions médiatiques habituelles pour le compte de Bolloré et des réseaux israéliens. On croit servir son pays, on est tué par les antifas au profit du peuple élu."
Autre événement notable, une femme avec un enfant a perturbé un hommage au défunt en hurlant "non à la violence d'extrême droite".
Cela illustre la logique totalitaire de l'extrême gauche : cette femme interdit le deuil de ses ennemis, exposant son enfant à ses cris et s'en servant, au fond, de bouclier.
Pour eux, rien n'est plus important que La Cause, rien, ni la dignité la plus basique, ni leurs proches.
Un des gauchistes mis en cause était déjà accusé "d'avoir participé à l'agression d'un adolescent de 15 ans le 27 mai 2024, dans la ligne 2 du métro parisien". Un groupe de 5 à 10 personnes "lui avaient mis des gifles, l'avaient désigné comme "sioniste" avant de le forcer à crier "Vive la Palestine"." (Franceinfo)
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Crédit : je remercie tous les twittos dont j'ai pu récupérer les informations ici ou dont les tweets m'ont alerté.