Hugo Clément, un professionel de l'audiovisuel au service de la pseudo-écologie
Le 24 février, Hugo Clément a eu l'occasion d'être interrogé par la commission d'enquête parlementaire sur l'audiovisuel public. Il s'est distingué par une tirade militante particulièrement désinformatrice et assez habile sur l'acétamipride et sur l'irrigation.
Je vais en commenter un extrait, dont trouvez la transcription en bas de l'article.
L'opposition à la loi Duplomb
L'invention du consensus
Une large part de son intervention consiste à prétendre qu'il y a un "consensus" contre l'acétamipride :
— Ah si si, vous vérifiez — l'ordre des médecins s'est prononcé contre un certain nombre de scientifiques reconnus qui font l'unanimité sur la question des pesticides, se sont prononcés contre. Je pense notamment à monsieur Bonmatin, qui est un des plus grands chercheurs sur la question des néonicotinoïdes, qui font partie des produits que la loi Duplomb réintroduit, et qui sont catégoriques sur le danger que font peser ces produits, notamment sur les insectes pollinisateurs.
Notez que la mention de l'ordre des médecins est fausse, mais la méprise est excusable, le communiqué étant ambigu et clairement hostile à la loi.
On retrouve le classique blanchiement de militantisme, avec la présentation de Jean-Marc Bonmatin comme un chercheur neutre, alors que c'est un activiste, véritable acolyte de Stéphane Foucart dans sa désinformation sur les néonicotinoïdes. C'est aussi le cofondateur, avec Maarten Bijleveld van Lexmond (fondateur aussi du WWF), de la "Task Force on Systemic Pesticides". Cet organisme produit régulièrement une évaluation, évidemment très négative et à charge, des pesticides systémiques. J'ai commenté en détail la version 2021 (que signe d'ailleurs Bonmatin), démontrant quelle imposture phénoménale cette étude est.
Ce passage illustre l'une des rétributions de la participation à l'écosystème : l'éloge public de personnalités publiques.
Le blanchiment de militantisme
La "Task Force on Systemic Pesticides"
Worldwide Integrated Assessment (WIA) on systemic insecticides 2021
L'éloge, un des moyens de rétributions de la pseudo-écologie
Cette stratégie est mise au service d'une autre, plus importante ici, l'invention du consensus, qu'il développe de manière très agressive. Je mets en gras:
- — Le fait de rentrer dans le débat politique en appelant, sur votre compte Twitter par exemple, à un point de vue sur des lois, ça peut interroger sur l'impartialité. C'est tout ce que je dis. Je ne veux pas rapporter plein de questions.
- — Pardon, mais l'impartialité, c'est pas « 5 minutes pour les climatosceptiques, 5 minutes pour les scientifiques ». C'est pas ça l'impartialité. Sur les sujets sur lesquels il m'arrive de prendre position, notamment la question des pesticides, ce sont des sujets sur lesquels il y a un consensus scientifique sur la nocivité de ces produits.
- — Mais non, mais non—
- — Mais c'est la réalité. Si si — il y a un consensus scientifique sur la question des pesticides chimiques et des engrais de synthèse. La question, c'est : comment réussir à en utiliser moins, comment aider les agriculteurs à en sortir. Mais le consensus scientifique sur la nocivité de ces produits — sur le fait que 80 % des insectes volants ont disparu ces 30 dernières années en Europe, sur le fait que nos oiseaux des plaines agricoles ont décliné de 30 % ces 30 dernières années, sur l'explosion d'un certain nombre de cancers qui sont clairement liés aux pesticides — pas tous —, des maladies neurodégénératives comme Parkinson pour lesquelles le lien a été prouvé avec les pesticides, des agriculteurs qui sont malades aujourd'hui à cause des produits qu'ils ont utilisés — oui, bien sûr que si, les agriculteurs sont plus malades sur un certain nombre de pathologies liées aux pesticides. Donc face à ce négationnisme scientifique — parce que c'est le cas — moi j'ai aucun problème à défendre la position des scientifiques et des personnes qui sont sur le terrain. Parce que quand vous avez en face de vous un agriculteur — et c'est le cas dans une émission qu'on va bientôt diffuser — qui toute sa vie a utilisé des produits, qui aujourd'hui a un cancer très grave, et qui vous explique que le système politique porte une responsabilité sur les maladies que développent ces personnes… Non, non — dire que les pesticides n'ont pas de lien avec les cancers, pardon, mais c'est fermer les yeux sur les faits scientifiques. Vous ne pouvez pas dire que les pesticides n'ont pas de lien avec les cancers. Les cancers ne sont pas liés uniquement aux pesticides — loin de là, il y a des causes bien plus génératrices de cancer, notamment l'alcool, la cigarette, l'alimentation. Et figurez-vous que je porte également le combat contre la consommation d'alcool, qui est banalisée en France et qui cause un certain nombre de maladies et de cancers. Je porte ces combats parce que je pense que la santé publique mérite qu'on s'y engage.
Ce passage est une manipulation extrêmement grave, qui enchaîne glissements sémantiques et fake news. Il fait le glissement suivant : les pesticides sont une source de cancer, de Parkinson, de chute de biodiversité, etc. ; l'acétamipride est un pesticide ; l'acétamipride serait donc une source de cancer, Parkinson, etc. Il transforme un énoncé assez banal "il faut réussir à en utiliser moins", qui n'est pas juste (il faut en utiliser moins par unité produite), mais assez consensuel, en un énoncé absolument aberrant, qui ne sera supporté par aucun scientifique ("tous les pesticides sont responsables de tous les dommages supposément causés par les pesticides").
C'est un parfait exemple de "glissement du pragmatique à l'hygiéniste" ou "au mystique". On va tenter de se rattacher à des chiffres ou des faits, pour aboutir à une logique mystique ou hygiéniste : les pesticides seraient une souillure dont il faudrait purifier la société.
L'aberration est évidente quand on prend une seconde de recul : il utilise ce millefeuille argumentatif non pas pour critiquer Trump ou un désinformateur connu, mais pour soutenir une position qui dénigre lourdement l'avis de l'EFSA, qui autorise l'acétamipride, qui est une référence scientifique importante.
Surtout, il nazifie littéralement toute contradiction. La référence de "5 minutes" est une critique de Godard "L'objectivité à la télévision, c'est 5 minutes pour les Juifs et 5 minutes pour Hitler". Il reprend l'allégorie plus loin en parlant de "negationnisme". On est au-delà de la diabolisation.
Sur le plan factuel, notons qu'il reprend le chiffre de 80% d'insectes en mois qui fait probablement référence à l'étude de Hallman et al. (2017), dont les failles sont béantes ; et l'étude AGRICAN, qui montre qu'en fait les agriculteurs sont moins touchés par le cancer. Avec sa logique débile imputant tout et n'importe quoi aux pesticides, est-ce qu'il devrait en déduire que les pesticides protègent ?
La référence aux autres sources de cancers sert de prétexte : les pesticides sont une source de cancer tellement insignifiante qu'elle ne ressort psa ou quasiment pas dans les estimations. Il les met néanmoins sur le même plan que le tabac ou l'alcool.
Dans son thread Twitter reprenant son discours, en essayant de l'édulcorer, il reprend encore Bonmatin comme référence, ainsi que la Ligue contre le cancer, dont on voit ici clairement comment elle contribue à la désinformation.
La prétention à l'impartialité, cette blague
Hugo Clément utilise cette diabolisation terrible pour prétendre que cette manipulation ne remet pas en question son impartialité. "Ils sont très méchants, donc j'ai le droit de dire des choses politisées". Vous comprenez bien que cette diabolisation fait partie du système désinformatif. Sa réponse illustre l'importance de la "Fausse neutralité" pour des "journalistes", c'est crucial pour continuer de recevoir des ressources publiques et renforcer son discours.
S'il est appelé "Hugo qui ment" sur le Twitter agricole, ce n'est pas pour rien. C'est un des principaux relais de la désinformation pseudo-écologiste
CNRS, biodiversité, Hugo Clément et l'Ariège [1/02/2024]
Hugo Clément, DNC, FNSEA et mauvaise foi [16-12-2025]
Sur l'irrigation du maïs
Il répond également à des questions sur l'irrigation du maïs. Je développerai quand j'aurai approfondi.
Le maïs, plante tropicale
On retrouve l'idée que le maïs, étant une plante tropicale, ne serait pas adaptée à la France.
Maïs, accaparement et exportation
L'essentiel de la désinformation sur le maïs et l'irrigation se trouve dans ce passage :
Il y a énormément d'agriculteurs qui sont opposés à l'irrigation du maïs, parce que certains estiment qu'il y a un accaparement de la ressource en eau par un tout petit nombre de producteurs. Et il faut dire qu'une part importante de notre maïs est exportée — ce n'est pas du maïs qu'on mange dans nos salades ou qu'on utilise pour nous nourrir.
Le discours de l'accaparement nie les raisons qu'il y a à l'attribution de la ressource. J'avais discuté avec un agriculteur irrigant qui me parlait par exemple du fait que certains bénéficiaient d'irrigation parce qu'ils ont payé au moment de la conception des infrastructures.
Ce discours sous-entend, en outre, qu'il y aurait une privation condamnable. Or, les agences sanitaires limitent le préjudice écologique.
Il nie ensuite la dimension économique de l'agriculture, diabolisant l'exportation.
Généralisation
Autres commentaires
Hugo Clément se prévaut que "tous les intervenants de cette émission [...] étaient quasiment des agriculteurs. C'est important de le souligner, parce que présenté comme ça, on pourrait penser que c'est une émission avec seulement des militants qui dénoncent telle ou telle industrie." Cela illustre l'intérêt d'avoir des agriculteurs transfuges.
Ces derniers sont extrêmement communs en agriculture. D'ailleurs l'essentiel de la désinformation sur l'agriculture vient du monde agricole.
Il prétend en outre être impartial. "Pardon, mais l'impartialité, c'est pas « 5 minutes pour les climatosceptiques, 5 minutes pour les scientifiques ». C'est pas ça l'impartialité. Sur les sujets sur lesquels il m'arrive de prendre position, notamment la question des pesticides, ce sont des sujets sur lesquels il y a un consensus scientifique sur la nocivité de ces produits."
C'est la fausse neutralité
Transcription
- — Pardon ? Nous aussi.
- — Oui, mais vous savez que, par exemple sur la question de la loi Duplomb, l'ordre des médecins s'est prononcé contre.
- — C'est pas une—
- — Ah si si.
- — Ah si si, vous vérifiez — l'ordre des médecins s'est prononcé contre un certain nombre de scientifiques reconnus qui font l'unanimité sur la question des pesticides, se sont prononcés contre. Je pense notamment à monsieur Bonmatin, qui est un des plus grands chercheurs sur la question des néonicotinoïdes, qui font partie des produits que la loi Duplomb réintroduit, et qui sont catégoriques sur le danger que font peser ces produits, notamment sur les insectes pollinisateurs.
- — Le fait de rentrer dans le débat politique en appelant, sur votre compte Twitter par exemple, à un point de vue sur des lois, ça peut interroger sur l'impartialité. C'est tout ce que je dis. Je ne veux pas rapporter plein de questions.
- — Pardon, mais l'impartialité, c'est pas « 5 minutes pour les climatosceptiques, 5 minutes pour les scientifiques ». C'est pas ça l'impartialité. Sur les sujets sur lesquels il m'arrive de prendre position, notamment la question des pesticides, ce sont des sujets sur lesquels il y a un consensus scientifique sur la nocivité de ces produits.
- — Mais non, mais non—
- — Mais c'est la réalité. Si si — il y a un consensus scientifique sur la question des pesticides chimiques et des engrais de synthèse. La question, c'est : comment réussir à en utiliser moins, comment aider les agriculteurs à en sortir. Mais le consensus scientifique sur la nocivité de ces produits — sur le fait que 80 % des insectes volants ont disparu ces 30 dernières années en Europe, sur le fait que nos oiseaux des plaines agricoles ont décliné de 30 % ces 30 dernières années, sur l'explosion d'un certain nombre de cancers qui sont clairement liés aux pesticides — pas tous —, des maladies neurodégénératives comme Parkinson pour lesquelles le lien a été prouvé avec les pesticides, des agriculteurs qui sont malades aujourd'hui à cause des produits qu'ils ont utilisés — oui, bien sûr que si, les agriculteurs sont plus malades sur un certain nombre de pathologies liées aux pesticides. Donc face à ce négationnisme scientifique — parce que c'est le cas — moi j'ai aucun problème à défendre la position des scientifiques et des personnes qui sont sur le terrain. Parce que quand vous avez en face de vous un agriculteur — et c'est le cas dans une émission qu'on va bientôt diffuser — qui toute sa vie a utilisé des produits, qui aujourd'hui a un cancer très grave, et qui vous explique que le système politique porte une responsabilité sur les maladies que développent ces personnes… Non, non — dire que les pesticides n'ont pas de lien avec les cancers, pardon, mais c'est fermer les yeux sur les faits scientifiques. Vous ne pouvez pas dire que les pesticides n'ont pas de lien avec les cancers. Les cancers ne sont pas liés uniquement aux pesticides — loin de là, il y a des causes bien plus génératrices de cancer, notamment l'alcool, la cigarette, l'alimentation. Et figurez-vous que je porte également le combat contre la consommation d'alcool, qui est banalisée en France et qui cause un certain nombre de maladies et de cancers. Je porte ces combats parce que je pense que la santé publique mérite qu'on s'y engage.
- — Merci. Merci pour cet échange. Comment peut-on, à la fois, être engagé et avoir cette règle d'impartialité ? Et du coup, ça m'amène à une question : comment garantissez-vous votre ligne éditoriale — avec rigueur, contradiction, équilibre dans vos reportages ? Personnellement, je vous suis depuis quelques années mais je n'ai pas tout vu. Et c'est vrai que parfois on peut se poser des questions. Il y a la loi Duplomb, et puis vous avez aussi été — entre guillemets — épinglés parce qu'on a voulu vous faire un droit de réponse sur une émission diffusée en juin sur la production de maïs et l'irrigation. On vous a accusé de faire un procès à charge et de ne pas regarder vraiment quelle était la production de maïs en France. Tout ça m'interroge : vous êtes à la fois une voix du service public, vous avez d'autres statuts, et vous êtes effectivement militant. J'aimerais qu'on en discute.
- — Merci chers collègues. Je vous laisse répondre, monsieur Clément, pour 2 minutes.
- — J'ai plein d'autres trucs à dire. Alors, juste pour répondre sur la question du maïs : on peut nous reprocher beaucoup de choses, mais pas de ne pas nous être intéressés à la question du maïs en France, puisqu'on a enquêté dessus pendant un an, et que tous les intervenants de cette émission — je ne sais pas si vous l'avez vue — étaient quasiment des agriculteurs. C'est important de le souligner, parce que présenté comme ça, on pourrait penser que c'est une émission avec seulement des militants qui dénoncent telle ou telle industrie. On prend toujours les intervenants de terrain. La question de l'irrigation du maïs, c'est une question passionnante et assez majeure dans la gestion de l'eau en France, puisque le seul maïs représente une part très importante de toute l'eau consommée en France — y compris dans des régions où la culture du maïs n'est plus du tout adaptée à la réalité climatique. Et quand vous écoutez les agroclimatologues sur cette question, on sait qu'il y a certaines régions en France où il n'est plus possible de cultiver du maïs sans irrigation, puisque c'est une plante tropicale — et elle a besoin de beaucoup d'eau pendant l'été, au moment où on en manque le plus. Donc le sujet du maïs, c'est un vrai sujet qui divise le monde agricole. Il y a énormément d'agriculteurs qui sont opposés à l'irrigation du maïs, parce que certains estiment qu'il y a un accaparement de la ressource en eau par un tout petit nombre de producteurs. Et il faut dire qu'une part importante de notre maïs est exportée — ce n'est pas du maïs qu'on mange dans nos salades ou qu'on utilise pour nous nourrir.
- — Il est pas tout irrigué du tout.
- — Non, il est irrigué en faible partie — mais cette faible partie irriguée représente une part énorme de la consommation totale de l'eau en France. Ce ne sont pas des chiffres de ma part, ce sont les chiffres de l'État, du ministère de l'Agriculture, du ministère de l'Écologie. Le maïs irrigué représente une part — je ne veux pas dire de bêtises parce que je n'ai pas tous les chiffres en tête — mais une part très importante de l'eau utilisée en France. Il n'est pas question d'arrêter de cultiver du maïs — il est question, dans cette émission, d'interroger les régions dans lesquelles ce maïs est cultivé. Et encore une fois, ce sont des questions portées par des agriculteurs. Si vous regardez l'émission — et j'invite tous ceux qui nous écoutent à le faire —, les gens qui sont dans cette émission sont des agriculteurs qui remettent en question cette irrigation du maïs. Sur la question de la loi Duplomb : je ne sais pas quelle a été votre position personnelle sur cette loi.
- — Vous avez voté pour.
- — Voilà, je l'avais compris dans la question. Mais je ne suis pas salarié du service public, je n'ai pas de lien salarial avec France Télévisions, et donc je n'ai pas d'obligation de demander à mon employeur — qui n'est pas mon employeur. Mon seul employeur, c'est moi.
- — Oui.
- — Certes, mais je ne suis pas salarié du service public. Donc je suis libre, je dis ce que je veux, que ça plaise ou non. C'est vraiment cardinal dans ma manière de travailler. On me qualifie de plein de choses, on apprécie ou on n'apprécie pas ce que je dis, mais je suis libre et je dirai toujours ce que j'ai envie de dire sans me poser la question de savoir si j'ai le droit de le dire ou pas. Je suis très attaché à la liberté d'expression — je sais que c'est le cas aussi dans cette commission — et je la défends au quotidien. Sur la question de la loi Duplomb : oui, ça me semble indispensable, lorsqu'on a une voix médiatique qui porte comme la mienne, de porter le discours des scientifiques.
- — Pardon aussi—
- — Oui, mais vous savez que sur la question de la loi Duplomb, l'ordre des médecins s'est prononcé contre. C'est pas une—
- — Ah si si — l'ordre des médecins s'est prononcé contre un certain nombre de scientifiques reconnus qui font l'unanimité sur la question des pesticides. Je pense notamment à monsieur Bonmatin, qui est un des plus grands chercheurs sur la question des néonicotinoïdes, qui font partie des produits que la loi Duplomb réintroduit, et qui sont catégoriques sur le danger que font peser ces produits, notamment sur les insectes pollinisateurs. Donc être journaliste et présenter des émissions n'empêche pas, par moment, de faire porter sa voix de citoyen sur des sujets qui me semblent importants. Et vous savez, quand on fait des reportages et qu'on va rencontrer des parents qui ont perdu des enfants à cause des pesticides, à cause de cancers pédiatriques — mais c'est la réalité. Vous pouvez souffler, vous pouvez souffler, mais c'est la réalité. Je peux vous présenter, si vous voulez, une dame qui était fleuriste et qui a perdu malheureusement sa fille suite à un cancer dont le lien a été reconnu avec les pesticides — reconnu par le Fonds d'indemnisation des victimes de pesticides.
- — Elle venait de France ?
- — Non, justement, elle venait de l'étranger. C'est bien le problème — les fleurs qu'on vend en France…
- — Attendez, attendez — monsieur Clément, chers collègues, je pense qu'ici ce n'est pas le lieu pour refaire le débat sur la loi Duplomb.
- — Moi je veux bien, hein — c'est passionnant.