Le "colonialisme" du nucléaire

Colonialisme au Mali et au Niger

L'uranium du Mali et du Niger est une cible de longue date, notamment pour l'accusation de néocolonialisme ou d'ingérence (la France irait défendre "ses" mines d'uranium lorsqu'elle va aider ces pays).

Il y a eu une désinformation autour de l'opération Barkhane, en 2022 au Niger. Elle a été présentée comme ayant pour objet de protéger les mines d'uranium. Stéphane Lhomme, salarié de Sortir du Nucléaire, puis fondateur de l'observatoire du nucléaire. Ses accusations ont notamment été reprises par TF1 et reprise par LCI. La désinformation était telle que même FranceTVinfo, pourtant largement encline à reprendre la désinformation antinucléaire, l'a debunkée.

Le dirigeant nigérien a clairement démenti, montrant au passage l'absurdité de l'argument du colonialisme:

Enfonçant le clou, il a démenti que l’engagement français soit lié à l’exploitation de l’uranium du Niger, dont les cours se sont effondrés après l’accident de Fukushima. « Entre la France et nous, il y a une mine d’uranium qui produit 2000 tonnes par an. La tonne se vend à 50 000 francs CFA ; ça fait 100 milliards de francs CFA. J’ai tout mon uranium, mais personne ne veut investir pour l’exploiter ! On ne peut pas me dire que la France qui achète son uranium au Kazakhstan et au Canada veuille m’imposer des choses parce qu’il y a l’uranium au Niger ! C’est moi qui les supplie pour qu’ils me fassent Imouraren, la future mine géante».

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La pollution de l'exploitation minière

L'exploitation d'uranium est accusée d'être particulièrement polluante.

La Criirad a notamment trouvé un soutien local au Niger en la personne d'Almoustapha Alhacen et a conduit depuis 2003 des tests qui montreraient une radioactivité élevée à Arlit, une ville proche d'une mine d'Areva. Or, une "radioactivité élevée" ne veut pas dire une radioactivité dangereuse. On retrouve l'exagération de l'effet de la radioactivité.

L'argument est d'autant plus fallacieux que toute extraction minière est polluante et que les EnR suppose l'extraction de quantités de matériaux encore plus importantes que le nucléaire: il faut non seulement extraire les matériaux pour faire les installations elles-mêmes, mais en plus ceux des batteries. Rappelons que l'industrie nucléaire française consomme de l'ordre de 8000 tonnes d'uranium par an, soit 0,02g/kWh produit.

Pour aller plus loin: