2.I. La fable des pesticides contre-productifs

Il s’agit d’une partie du livre « Stéphane Foucart et les néonicotinoïdes. Le Monde et la désinformation 1 » dans laquelle nous montrons que le journaliste désinforme (= écrit des choses fausses ou induisant en erreur) très largement sur le sujet étudié.


Selon S. Foucart, les NNI seraient inutiles (ils n’augmenteraient pas les rendements) et ce, d’autant plus qu’il y aurait des alternatives parfaitement viables. C’est la fable dont je démontrerai l’absurdité dans cette partie.

Pour démêler le vrai du faux, j’ai réalisé une série de 15 entretiens avec des agriculteurs recrutés sur Twitter, proches des communautés @fragritwittos et @agridemain (que je vous encourage tous à suivre). Ils s’ajoutent aux 6 entretiens que j’avais déjà conduits pour mon livre sur l’agribashing (Baumann 2021). Vous verrez que l’histoire vendue par le journaliste ne résiste pas à la confrontation avec la réalité racontée par les agriculteurs.

Nous verrons

  1. que son argumentaire autour de l’inutilité des NNI et des alternatives ne tient pas (2.I.1. L’inutilité des NNI) ;
  2. qu’il est en plus largement contredit par les agriculteurs et leurs discours (2.I.2. NNI et agriculteurs) ;
  3. que, le discours de S. Foucart tente justement de neutraliser leur parole avec la deuxième partie de la fable : l’idée que les agriculteurs utiliseraient les NNI parce qu’ils sont dépendants des coopératives agricoles et que ces dernières y auraient intérêt (ce qui est aussi de la désinformation). (2.I.3. La neutralisation de la parole des agriculteurs)